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Romain Mesnil

Vous trouvez que mes actualités ne sont pas mises à jour assez regulièrement sur mon blog?

Vous avez raison.

Comme beaucoup, je poste mes messages beaucoup plus régulièrement sur Facebook et Twitter. Venez me donc m'y rejoindre, ils complètent le blog merveille. Les informations y sont visibles même sans y être inscrit.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:15
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:01
Comme beaucoup d'athlètes, je commence à rentrer dans le dur des séances hivernales. en plus le temps pluvieux est de la partie...

Vous pouvez lire un article dans Bordeaux Magazine



Et un autre tres sportif dans le men's health de novembre.

Romain
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 10:19
« Rappeler le but de l’olympisme »
Sylvain COULLON - vendredi 23 mai 2008 - 09h45

Alors que le badge « Pour un monde meilleur » est actuellement en stand-by, Romain Mesnil révèle à Coach365 la continuité de son action pour promouvoir les valeurs de l'olympisme : cinq bracelets aux couleurs des anneaux qu’il arborera jusqu’aux JO.

   

Romain Mesnil, vous avez décidé de lancer une action pour mettre en avant les valeurs de l’olympisme. Quelle est-elle ?
Je vais porter cinq bracelets aux couleurs des anneaux olympiques durant toutes mes compétitions jusqu’aux Jeux. D’autres athlètes pourraient également le faire mais cette initiative est avant tout personnelle. J’en parlerai aux athlètes du syndicat et à ceux que je croiserai, notamment à l’étranger. Je ne ferai pas de lobbying mais si ça touche certains, tant mieux.

Quand et comment est née cette idée ?
Il y a un mois et demi quand les premières réponses négatives sur le badge sont arrivées. Je me suis dit que si on nous empêchait de porter quelque chose aux Jeux, rien ne nous l’interdisait durant les autres compétitions. Les propos de Jacques Rogge (ndlr : « Nous défendons le principe général des droits de l'homme sans entrer dans le domaine spécifique de la politique qui relève de la prérogative des Etats souverains ») ont également orienté mon action. Il est important d’aller dans le sens du CIO. L’utilisation des anneaux olympiques est interdite mais pas celle de bracelets de couleur. C’est en plus très simple à confectionner.

Exposer les anneaux olympiques est également le moyen d’éviter les amalgames avec des sujets précis comme le Tibet…
Les événements au Tibet ont été l’élément déclencheur d’une prise de conscience. Mais ce n’est pas aux sportifs de dire aux Chinois de respecter les droits de l’homme. Cela se passe entre gouvernements ou organisations non gouvernementales. La crise de l’olympisme a en revanche été réelle et il faut bien en rappeler les valeurs, qui soutiennent forcément les droits de l’homme. Je pense d’ailleurs qu’il serait intéressant que les sportifs et les personnes qui s’intéressent au sport lisent les principes fondamentaux de l’olympisme (ndlr : page 11 de la charte olympique, disponible sur le site du CIO). Beaucoup de personnes sont concernées sans le savoir. L’organisation d’une course au profit d’une association caritative est par exemple complètement dans l’esprit olympique.

« La même idée que le badge »

Envisagez-vous de porter ces bracelets aux JO ?
Je préférerais porter le badge car c’est ce projet qui doit se développer : les anneaux avec un message. Et je ne sais même pas si je pourrais. D’autant qu’il faudrait demander une nouvelle autorisation…

Cette action vient donc en soutien au badge « Pour un monde meilleur »…
Le but est de préparer quelque chose avant le badge, dans des compétitions où il n’y a pas de problème de charte. Mais l’idée est la même et, en attendant que le badge se concrétise, cela permet de montrer l’attachement des athlètes aux valeurs un peu oubliées de l’olympisme. La dernière crise m’a ouvert les yeux. En relisant la charte et la déclaration universelle des droits de l’homme, j’ai établi des relations entre elles et je me suis dit qu’il y avait des choses à faire. L’olympisme doit rester apolitique mais ses valeurs sont universelles et il faut rappeler son but, spécifié dans le deuxième principe de la charte olympique (ndlr : « Mettre le sport au service du développement harmonieux de l'homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. »).

Comment défendre les droits de l’homme sans un minimum de politisation ?
Il ne s’agit pas de s’ingérer dans les politiques internes aux pays. Aujourd’hui, il faut juste dire : « L’olympisme, c’est ça ! » et ne pas l’oublier. C’est assez méconnu mais le CIO a monté en 2000, en accord avec les Nations Unis, la Fondation internationale pour la Trêve olympique, dont les missions s’appuient sur le deuxième principe de la charte. Son symbole est la flamme olympique associée à la colombe de la paix, au-dessus des anneaux olympiques Cette fondation a notamment œuvré pour faire défiler les deux Corées derrière le même drapeau en 2000 à Sydney. Cette même année, Kofi Annan avait déclaré : « Les idéaux olympiques sont également ceux de l'Organisation des Nations Unies : tolérance, égalité, fair-play et, surtout, paix. Ensemble, les Jeux Olympiques et l'Organisation des Nations Unies peuvent former une équipe gagnante. » Tout cela montre que le CIO fait des choses concrètes et que des avancées sont possibles.

« Pas si dérisoire que ça »

Intervenez-vous maintenant par peur qu’on oublie le badge après un gros emballement médiatique ?
Je trouve bien que cela se soit un peu tassé. On en parlé jusqu’à saturation. On a fait trop d’amalgames, ce qui a généré de la tension, voire de la haine au moment du passage de la flamme à Paris. Je n’ai pas envie que tout ça se reproduise quand arriveront les Jeux. L’objectif est de faire quelque chose maintenant, de manière « fine », sans rentrer dans la politisation.

Craignez-vous qu’on trouve ce nouveau geste dérisoire ?
Ça m’est égal. Il peut y avoir des critiques mais passer un message est toujours plus intéressant que ne rien faire. Et on s’est aperçu récemment que le badge n’était peut-être pas aussi dérisoire qu’on ça.

N’est-ce pas paradoxal de pouvoir défendre les valeurs de l’olympisme partout, sauf aux JO ?
Ce n’est pas encore fait. Le but de tout ça est qu’on puisse justement le faire aux Jeux.
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 21:02


En pleine préparation physique depuis le début du mois, Romain Mesnil maintient sa fraîcheur mentale grâce à des « séances techniques plutôt sympas », où se mêlent travail et confrontation.

Propos receuilli par Sylvain COULLON pour Coach365

 

 

La préparation se poursuit
On fait toujours pas mal de séances de musculation et de courses. C’était assez dur mais on sait qu’il faut en passer par là. La lassitude se fait d’autant moins sentir qu’on a également fait quelques séances techniques plutôt sympas. A cause du mauvais temps, on a été obligé de s’entraîner en salle mercredi dernier (12 mars), où on a fait un concours avec dix mètres d’élan. Le but est de travailler sur l’adaptation pour esquiver la barre. Deux jours plus tard, on a fait un concours d’une heure et demi avec des perches limites pour franchir 5,10m. Avec si peu de marge, il fallait être extrêmement précis dans tout le saut pour passer.

Maintenir la motivation
Mon entraîneur Georges Martin aime bien qu’on se fasse des petits défis, avec des repères changeants. Et pas seulement au niveau de l’élan. On a par exemple récemment fait un concours où on n’avait pas le droit de prendre plus de 4 mètres de levier (hauteur de la main supérieur sur la perche), ce qui est très dur pour les grands. Les niveaux de chacun changent en fonction des jeux. Cela permet de travailler efficacement la technique tout en conservant l’esprit de compétition. Et comme ce n’est pas très fatigant, on peut effectuer énormément de sauts.

Saut extrême en interlude
On va sauter les 20 et 21 avril au lac de Bombanne, où l’on fait venir les media pour une petite démonstration d’ « extreme pole vault ». La première fois à la dune du Pyla, on avait seulement sauté dans le sable, sans rien autour. Là, on va essayer de faire plusieurs choses différentes. On va d’abord sauter dans une fausse au milieu du lac. Puis on fera ça en mettant une piste sur un ponton. Et en fonction des marées, on voudrait aussi passer au-dessus des vagues, sur l’océan. Les sensations sont différentes car on perd complètement les repères visuels habituels. Comme avec tout ce qui est nouveau, il y a toujours un peu d’appréhension et une petite notion de risque à maîtriser. Mais cela permet de faire quelque chose de nouveau, tout en travaillant les repères dans l’espace et se faisant un peu violence.

Stage d’élite à Monaco
Les meilleurs perchistes des groupes de Georges Martin et Gerald Beaudoin (entraîneur de Jérôme Clavier) se rassembleront du 25 avril au 2 mai à Monaco pour un stage axé surtout sur la technique. C’est toujours intéressant de changer un peu d’air, d’univers, avec une confrontation un peu différente. Même s’il n’y aura pas de surprise car on a l’habitude de se voir assez souvent.

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 11:04
Romain Mesnil : « Faire du sport, c’est apprendre à se connaître. Se doper, c’est se perdre. »

La Fédération Française d’Athlétisme a lancé en mars une vaste campagne de lutte et de prévention du dopage. Elle repose sur trois axes : la création d’un visuel fort, l’organisation de colloques avec des athlètes contrôlés positifs qui témoignent et la distribution de documents d’information aux jeunes licenciés. Romain Mesnil, vice-champion du Monde du saut à la perche en août dernier, porte un regard sans concessions sur les dangers du dopage. Interview.

Athle.com : La Fédération Française d’Athlétisme a lancé une vaste campagne de lutte et de prévention du dopage, appuyée par un visuel très fort (voir ci-dessous). Qu’en pensez-vous ?
Romain Mesnil : Ce visuel est pas mal. L’image est très frappante, on a l’impression que l’athlète est prisonnier. Mais je pense que réduire le dopage a la triche est réducteur. Pour moi, le dopage est avant tout une mise en danger du sportif. Car le plus grave, c’est que les sportifs dopés sont un peu les « cobayes » des laboratoires et des scientifiques qui les dopent. C’est très contradictoire quand on sait qu’une des premières bases du sport, c’est la santé et le dépassement de soi…

Les conséquences du dopage peuvent d’ailleurs être dramatiques…
Le dopage détruit le corps du sportif. Il peut même entraîner la mort. Quand des sportifs décèdent sur le coup sur un terrain de football, personne n’ose parler de dopage pour respecter la mémoire de la personne. Mais ça peut en être la conséquence.

La FFA a également décidé d’organiser des colloques où des athlètes contrôlés positifs témoigneront…
Faire de la prévention, c’est bien. Ces athlètes vont pouvoir raconter leur parcours, ce qui les a menés jusqu’au dopage. Mais il est important qu’ils disent la vérité. Il ne faut pas faire les choses à moitié, ils doivent faire preuve d’une réelle franchise.

Les jeunes licenciés de nos écoles d’athlétisme vont également être sensibilisés aux dangers du dopage. Quel discours faut-il leur tenir ?
Il faut donner à tous ces jeunes la bonne vision du sport. Quand on débute l’athlétisme, on doit avant tout penser à s’amuser. L’objectif, ce n’est pas de devenir champion du Monde. Le sport, c’est aussi progresser, quels que soient son niveau et ses qualités. Certains ont beaucoup de détente, d’autres ont un bon foncier. D’autres encore n’ont pas de points forts mais possèdent un super mental. Ce qui est intéressant, c’est d’apprendre à exploiter ses propres qualités pour voir ses limites.

Le dopage fausse complètement cette vision…
Oui, le dopage fausse complètement ces données. Quand on se dope, on ne recherche que la gloire et l’argent. On se ment à soi-même.

Le dopage est-il un sujet tabou entre athlètes ?
Non, on en discute pas mal entre nous. C’est un sujet qu’on aborde relativement facilement. Le problème, c’est que les athlètes en arrivent à se soupçonner très vite entre eux. C’est un phénomène qui se développe même en équipe de France.

La perche est une discipline très technique. Pensez-vous que votre épreuve soit plus épargnée que les autres par le dopage ?
Je crois à ça. Plus la discipline est technique, moins il y a de dopage. Ce qui ne signifie pas que notre discipline est à l’abri de ce fléau. Mais quand je vois la hauteur à laquelle j’arrive à sauter par rapport à mes performances en vitesse et en musculation, je me dis que la technique joue un rôle primordial. Je sais que je peux rivaliser avec les meilleurs en étant propre. C’est pour cette raison que je continue encore le saut à la perche à 30 ans. Sinon, j’aurais changé de sport depuis longtemps. J’ai choisi une phrase qui résume bien ma vision du dopage : Faire du sport, c’est apprendre à se connaître. Se doper, c’est se perdre.

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 10:16
undefined« Il fallait que je prenne mon temps »
Sophie DANGER - mardi 11 mars 2008 - 15h50
Pour Coach365.fr

Une pause rapide et Romain Mesnil s’est remis au travail. Plus motivé que jamais, le vice-champion du monde de perche prépare l’été pied au plancher, des ambitions olympiques plein la tête.


La reprise
Je me suis remis au travail la semaine dernière. La coupure m’a fait du bien physiquement. Dans la tête, comme je n’étais pas hyper concentré cet hiver, je n’avais pas besoin de m’aérer complètement l’esprit. Par contre, j’ai retrouvé une motivation à la fin de l’hiver que je n’avais pas au début. C’est hyper important pour moi. J’ai pu descendre petit à petit de mon nuage d’Osaka. J’ai réussi à me remobiliser pour cet été, ce qui était l’objectif. Tout cela dépend beaucoup du caractère de la personne et du stade de sa carrière qu’il est en train de vivre. Moi, ça faisait dix ans que l’on me parlait de cette médaille en grand Championnat. L’attente a été tellement longue qu’il fallait que ça retombe. Il fallait que je prenne mon temps. C’est un choix personnel. J’avais fait ça pour Göteborg et je pense que c’est pour cela que j’ai pu, deux années de suite, réaliser de bons résultats en grands Championnats. Peu de Français font ça en athlétisme et c’est peut-être pour cela que, souvent, une année ça marche, une année ça ne marche pas.

Objectif, Pékin
Je suis focalisé sur les Jeux. J’ai repris l’entraînement et je suis beaucoup plus concentré dans ce que je fais. Même dans les séances de course, je fais beaucoup plus attention à mon travail de pied. C’est une chose que je ne voulais pas faire cet hiver pour ne pas saturer. Je ne voulais pas saturer à l’approche des Jeux, ni relâcher la pression avant. Là, je suis concentré, même pour les séances techniques. J’ai envie de faire les choses vachement bien et de manière très précise.

Le planning
Pendant deux mois, je vais alterner le quantitatif et le qualitatif. Le quantitatif concerne tout ce qui est course afin d’avoir une grosse caisse pour cet été ; le qualitatif concerne tout ce qui est technique. Nous ne faisons qu’une seule séance par jour. Deux, mon corps ne tient pas. On débute par un bon échauffement au foot pour travailler le cardiaque et la proprioception c'est-à-dire que l’on travaille à droite et à gauche car, on a tellement l’habitude de courir dans l’axe qu’il faut faire du travail différent. Enfin, il y a une séance technique qui dure plus ou moins longtemps selon les conditions météos, la motivation du jour… et une séance de course. C’est le schéma classique. Au début, les séances de course sont plus longues, les séances techniques sur un élan plus réduit. Petit à petit, on réduit les séances de course avec plus de vitesse. En ce qui concerne les séances techniques, on fait plus d’élan pour sauter plus haut.

Le programme
Il y a aura un petit interlude les 20 et 21 avril où nous allons faire des démonstrations d’ « extreme pole vault » : on va dans un lac, dans des pare-feu, par-dessus les vagues… Après je pars en stage au mois d’avril à Monaco. C’est un stage avec le groupe de Gérald Baudouin dans lequel évolue Jérôme Clavier. C’est bien de regrouper deux groupes d’entraînement, on peut se tirer la bourre.

Le retour à la compétition
J’ai les Interclubs le 3 mai. Ensuite, je reprends aux alentours du 25 mai ou du 1er juin. Je veux faire pas mal de sorties durant l’été, une douzaine. En perche, on a besoin de faire beaucoup de choses pour se régler (choix de perche, réglages de poteaux). Je ne vais cependant pas en faire énormément à l’étranger parce que les déplacements sont fatigants. Après dix ans, je sature. Partir sauter à l’étranger, c’est tout de suite sept heures de voyage minimum avec des changements. On n’est pas certain que les perches arrivent. Et puis, il n’y a pas énormément de compétitions de très haut niveau à l’étranger et il y en a pas mal de bonnes en France.

Retour sur les Championnats du monde en salle
Je les ai suivis. Jérôme Clavier prend une très belle quatrième place. C’est motivant de voir qu’il y a un autre perchiste en France qui va vraiment me bouger. Le Russe Evgeniy Lukyanenko a vraiment progressé et montre qu’il va être très dangereux. Après, on retrouve les mêmes : Brad Walker, Steve Hooker… Il y a une grosse densité en perche. Quoi qu’il en soit, globalement, ça ne va pas changer ma vision des choses. A Pékin, ce sera le même principe qu’à Osaka ce qui signifie que ça va être très dur et que ça va, je pense, monter un petit plus haut.

La polémique
Les médias ont beaucoup parlé des absences des Français aux Championnats du monde en salle. Il y a eu beaucoup de critiques par rapport à ça. Il faut néanmoins savoir qu’un athlète ne se prépare pas de la même manière lorsqu’il a 20 ans, 25 ans ou 30 ans. Faire des impasses l’hiver peut être psychologique pour certains et aussi physique car le but est d’arriver en forme pour les Jeux. Faire une saison hivernale, c’est toujours prendre un peu plus de risques et participer aux « Monde » implique de pousser le corps un peu plus loin. Si on n’a pas totalement récupéré de la saison d’avant, ça peut être dangereux. Faire l’impasse sur l’hiver est toujours difficile mais c’est un choix personnel. Quoi qu’il en soit, il est important de garder le contact avec la compétition. Après, il faut savoir se remobiliser pour être bon et ça, ça dépend du caractère de chacun.
Il reste que je suis déçu pour l’athlétisme mais, malheureusement, quand il y a des Championnats moins importants médiatiquement, au fur et à mesure des années, les athlètes viennent de moins en moins. Il faut repenser en partie le système de Championnat pour que les Championnats en salle soient plus intéressants.
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 12:20
MESNIL_190208.jpgLA CHRONIQUE
DE
ROMAIN MESNIL :








Le journal de ma préparation sur Coach365 . propos receuillis par
Sylvain COULLON


« Une bonne claque »

LA CHRONIQUE DE ROMAIN MESNIL :

En manque de jambes après une gastro-entérite, Romain Mesnil a conclu sa saison en salle par un zéro à Bercy. Le bilan reste toutefois globalement positif pour le Bordelais qui va désormais attaquer une rude préparation estivale.

Romain Mesnil, comment expliquez-vous votre contre-performance à Bercy ?
Je n’avais pas fait zéro depuis un petit moment. Ça m’a remis une bonne claque. En fait, je n’étais pas bien mardi et mercredi à cause d’une gastro-entérite. Ça allait mieux jeudi et j’ai décidé de sauter le lendemain. Curieusement, le fait de voir cette salle de Bercy m’a donné une grosse motivation et j’avais l’impression d’être super bien. Mais il s’est avéré que je n’avais pas de jambes. J’ai donc fait des mauvais réglages de poteaux et de perche par rapport à mon état de forme réel. C’est de ma faute.

Quel bilan tirez-vous de votre saison en salle ?
C’est globalement bon. Du côté positif, il y a mon titre de champion de France à Bordeaux avec une perf’ à 5,70m, qui était la barre minimum que je m’étais fixé. J’ai également de moins en moins mal à l’épaule. Dans le négatif, je classerais mes concours d’Eaubonne et Bercy où je me suis un peu grisé, ce qui m’a empêché de passer les 5,70m plus souvent, voire de faire 5,80m. J’ai fait un peu moins de séances techniques que ce que j’aurais voulu cet hiver. J’ai tendance à pivoter au-dessus de la barre et c’est un gros problème technique que j’aimerais corriger pour gagner dix centimètres. Et il me manquait un peu de caisse mais c’était prévu. A Bercy, Georges (Martin, son entraîneur) m’a dit : « J’ai bien vu que tu essayais de bien faire les choses mais tu es cuit ».

Vous découvriez la salle de Bercy vendredi. Qu’avez-vous pensé de l’ambiance ?
C’était sympa et la musique était bien adaptée au contexte. D’un point de vue extérieur, j’ai trouvé dommage qu’il y ait une heure sans concours donc pas mal de temps morts. Accélérer la perche a privé le meeting d’un fil rouge, même si je sais que c’est difficile à gérer. C’est dommage car dans le même temps, on n’a pas stoppé la perche pendant une démonstration de jeux vidéo. Jérôme Clavier s’est ainsi retrouvé à sauter alors que tout le monde regarder Mario Bros sur l’écran géant… Il y a des bonnes idées mais encore un peu de travail pour que ce soit mieux.

« Se méfier du pic de forme »

Comment jugez-vous les nouveaux règlements (7 sauts pour chaque concurrent) ?
J’ai bien vu que c’était nul (sourire). Tout le monde a bien vu qu’il y avait un gros problème de lisibilité du concours. A cause des impasses, personne ne savait qui était à quelle place. Les gens avaient du mal à suivre alors que le but était de faire quelque chose de très clair. C’est déjà délicat de bien comprendre avec les règles actuelles de la perche… Non seulement c’est incompréhensible mais ça coupe le spectacle. Le jeune Renaud Lavillenie bat son record personnel (5,70m) mais il ne lui restait plus qu’un essai à 5,76m. C’est dommage pour lui et pour le public qui est privé d’une belle bagarre. A mon avis, ce règlement ne va pas prendre.

Après une semaine de repos, vous attaquez votre préparation physique en vu de la saison estivale. Quel est le programme ?
Le programme, c’est que je vais en chier (rire). J’attaque lundi (3 mars) des séances de petit foot. C’est très ludique car on s’échauffe en jouant au foot. Les haies font les buts et on joue avec un ballon de taille 2. Cela permet de travailler le cardiaque sur des séances de 30 à 45 minutes. Et derrière, j’enchaînerai des séances de courses qui montent jusqu’à 200m et pas mal de musculation.

Le but est d’atteindre une forme optimum à quel moment ?
L’objectif est évidemment d’avoir un pic de forme aux Jeux Olympiques. Mais il faut se méfier du pic de forme à la perche. On préfère avoir un plateau de forme. A cause des réglages, il est possible de passer complètement à travers si on arrive beaucoup plus en forme aux JO. Il faut être très bien juin pour réaliser rapidement les minima et prendre de bons repères. Je vais faire une petite coupure de quinze jours en juillet et remettre de l’intensité à l’entraînement fin juillet début août pour retrouver le plateau de forme fin août au moment des Jeux. L’important est de connaître parfaitement son état de forme pour connaître les bons réglages et choisir les bonnes perches.

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 15:04
 
MESNIL_190208.jpgLA CHRONIQUE
DE
ROMAIN MESNIL :








Le journal de ma préparation sur Coach365 . propos receuillis par
Sylvain COULLON

« Montrer que j’étais le patron »

Focalisé sur l’objectif olympique, Romain Mesnil nourrit, chaque semaine, le journal de sa préparation. Ce mardi, le vice-champion du monde évoque son titre national indoor conquis chez lui à Bordeaux, avec une belle performance (5,70m) à la clé.

Un concours solide
Avant de penser au titre, il fallait passer l’écueil des qualifications, programmées à 9h00 du matin, dans une salle froide et vide. Même s’il faut franchir « seulement » 5,20m ou 5,30m, on doit tout de même prendre les bonnes perches et avoir un investissement psychologique important. Ce n’est pas évident. Lors de la finale, j’ai commencé mon concours assez haut, à 5,50m. Sur mes deux essais à 5,70m, je rate le premier à cause d’une perche trop souple et le deuxième sur une grosse erreur technique qui me fait prendre la barre avec les pieds. Mais sur le troisième, je mets une jolie valise. C’était un petit risque de faire l’impasse à 5,60m puisque cette barre pouvait suffire pour être champion de France. Mais j’ai déjà un bon bagage et je sentais que j’étais en forme. Ça fait partie du jeu.

Pas loin de la meilleure performance mondiale
Je ne me suis pas énormément entraîné cet hiver afin de me maintenir physiquement sans prendre trop de risques ni accumuler de la fatigue. Je suis donc un peu juste au niveau foncier. C’est ce qui manque sur mes trois tentatives à 5,86m. Sur le premier saut, j’échoue de pas grand-chose. En revanche, sur les deux suivants, j’y vais malgré un sérieux manque de jus. Mais c’est dans un moment comme ça que je me dis que j’ai pas mal de bouteille et qu’en l’espace de quelques entraînements, j’arrive à être rapidement à ces hauteurs-là.

Un bilan très positif
Ce week-end à Bordeaux était très sympa, surtout que c’était à domicile puisque j’habite à cinq minutes de la salle. J’étais relativement surpris de voir les gradins du stade bien remplis. Le manque de communication sur l’événement me faisait un peu peur. Mais j’ai remarqué qu’il y a une vraie éducation athlétique à Bordeaux. Il y a beaucoup de clubs et de stades et certainement beaucoup d’anciens athlètes qui sont venus garnir la salle. Et c’était surtout important d’affirmer mon statut. Jérôme (Clavier) possède toujours la meilleure performance française de l’année avec 5,80m, mais ça fait du bien de montrer j’étais le patron aux Championnats de France.

Une formule à revoir ?
Comme tout le monde, j’ai trouvé que les performances étaient globalement en demi-teinte ce week-end. Avec l’absence des chefs de file, cela donne des Championnats de France un peu ternes. C’est dommage car c’est tout de même une belle compétition. Mais la Fédération va apparemment se poser des questions pour remettre en cause l’organisation l’année prochaine. C’est pas mal d’avoir les « qualifs » et le concours sur deux jours mais est-ce que le public s’y retrouve ? Les athlètes seraient peut-être plus enclins à jouer le jeu si la compétition était plus resserrée.

Bercy, dernière étape hivernale
Je n’ai jamais mis les pieds à Bercy de ma vie. Ça va être sympa de sauter dans ce lieu « mythique ». D’autant que je vais me retrouver opposé aux meilleures Français et au Russe Yevgeniy Lukyanenko, meilleur performeur mondial avec 5,85m. J’espère me faire encore plaisir. C’est uniquement ce que je cherche en ce moment puisqu’il n’y a pas d’objectif de grand Championnat à court terme. Ce serait tout de même bien de faire tomber une performance au-dessus de 5,70m. J’ai vu que j’étais capable de franchir 5,86m et ce serait pas mal de le faire pour montrer que, certes je ne serai pas aux Mondiaux de Valence, mais qu’il ne faut pas m’oublier pour les Jeux cet été.

Vite réattaquer
Je ne vais couper que dix jours après Bercy, ce qui est court mais je n’ai pas besoin de plus avec le peu d’entraînements que j’ai fait pour l’instant. Cela va me permettre de reprendre la saison très tôt. En mars-avril, je vais enchaîner les grosses séances physiques. Honnêtement, ça ne me tarde pas trop…

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 11:01
LA CHRONIQUE DE ROMAIN MESNIL : : Les « France » en ligne de mire  PANORAMIC









Je vais nourrir, chaque semaine, le journal de ma préparation sur Coach365. Les propos seront receuillis par Sophie Danger, voici l'interview:


                                                                     
Retour sur Eaubonne

« En termes de performances, ma sortie à Eaubonne n’a pas eu les résultats escomptés. C’était ma troisième sortie de l’hiver. Avant, il y avait eu Oyonnax (5,50m) et Mondeville (5,60m) mais c’était très tôt dans la saison. J’étais sur un élan moyen et je n’avais pas encore la forme qui convenait. Pour Eaubonne, j’ai décidé de prendre un élan plus long mais un peu tard dans la compétition. De fait, j’ai eu des problèmes de réglages durant toute ma sortie. C’est passé à 5,40m mètres. Ma perche était souple, ce qui fait que, en général, on touche en montant. Je n’ai pas osé changer tout de suite. Du coup, je manque deux derniers essais. Le premier sur une grosse faute technique, le deuxième parce que ma perche est souple, le troisième parce que je n’ai pas voulu changer. Bêtement je passe et je touche en laissant traîner le coude.

Mais c’est souvent comme ça à la perche. Ce sont souvent des problèmes de réglages. Mais la forme est là. Comme je fais un peu l’impasse sur la saison hivernale, je n’ai pas ‘‘ une caisse ’’ qui va permettre de faire des concours très longs. Mais maintenant que je vais pouvoir commencer plus haut et que les réglages arrivent, j’espère pouvoir me faire plaisir durant les deux dernières compétitions qui me restent et faire des perf sympas. »

Travailler les réglages
« Il y a plusieurs choix à faire dans notre discipline. Il y a les choix de perches, de dureté, le choix des poteaux*, le choix de levier sur la perche c’est à dire la hauteur de la main supérieure sur la perche. Tout ça donne un petit côté aléatoire à notre spécialité. Nous sommes obligés de faire pas mal de compétitions pour pouvoir faire les bons choix, les choix justes, sachant, qui plus est, que ces choix se font pas mal de manière instinctive. Souvent, en début de saison ou lorsque l’on a eu un petit pépin physique comme moi à l’épaule, on est perdu. Ça explique pourquoi on rate parfois des compétitions en ayant la forme. »

* « Il existe des règles concernant l’endroit où l’on plante la perche dans le butoir. On règle les poteaux entre 0 et 80 centimètres derrière. »

Repartir de zéro

« C’est pareil pour le sprint ou d’autres disciplines athlétiques. Il suffit que l’on coupe quinze jours physiquement, et il faut tout recommencer. Après on remet la machine en route. On s’entraîne alors sur de la fatigue, ce qui fait que certains repères changent. On fait de l’entraînement sur tout petit élan avec des petites perches. Les repères que l’on a eus l’année d’avant - même si, en règle générale, on garde les mêmes marques de passage pour les mêmes perches - on les remet, globalement, tous en question. Il y a également une histoire de confiance qui revient petit à petit.

En Championnats du monde, lorsque l’on finit la saison, on est en super forme donc on prend tout de suite des perches très dures. Quand on reprend la saison, la forme n’est pas encore là. Il y aussi la façon de voir arriver le butoir, ces images ne sont pas encore intégrées ; à l’entraînement, on voit le butoir arriver bien sûr, mais on le voit plus lentement ; en compétition, on le voit arriver vite.

Tout cela fait que l’on reprend les choses à zéro même si globalement, la technique est là. Pour ce qui est de mon cas personnel, j’essaie de ne pas penser aux repères de l’année d’avant. Le risque, dans ces cas-là, est de courir après. On a alors la tentation de se dire : ‘‘ L’an passé, je prenais telle perche à telle période. Là, il faut que je prenne la même. ’’  Si on pense en ces termes, on se fausse complètement. On peut penser que l’on est moins en forme parce que, à même date, on prend des perches plus souples alors que, finalement, la saison n’est pas forcément la même, la forme non plus. A contrario, comme je l’avais fait en 2004, on peut se croire super fort d’emblée parce que l’on utilise des perches très dures mais, en ce qui me concerne, cela signifiait simplement que, techniquement, je faisais moins bien certaines choses.

Tout cela est assez ambigu. Pour le saut à la perche, il y a besoin de confiance, de réglages et de forme. Ces trois ingrédients permettent d’être régulier. Parfois, néanmoins, lorsque l’on est fatigué mais que, techniquement, on s’en sort bien, on peut quand même sauter haut. C’est ce qui m’est arrivé l’an dernier lorsque j’ai fait 5,75m début mai pour ma première compétition. Je n’étais pas en forme, j’ai pris une perche qui n’était pas très dure mais, à ce moment-là, ça a suffi pour passer la barre. »

Les sensations

« Je me sens bien en course. C’est la bonne chose. Par contre, je manque de repères techniques parce que, comme je me suis blessé à l’épaule il y a un mois et demi, je manque de repères de saut à l’entraînement. »

Les Championnats de France à Bordeaux

« C’est un événement important. C’est aussi un petit clin d’œil. Il y a dix ans, les ‘‘ France ’’ étaient aussi organisés à Bordeaux. J’avais gagné avec 5,65m devant Galfione. C’était mon avènement au haut niveau. Cette année, on revient à Bordeaux ! Quoi qu’il en soit, viser le titre ne sera pas facile. J’ai des concurrents très sérieux avec la présence, notamment, de Jérôme Clavier qui a fait 5,80m il y a dix jours et qui a refait 5,70m à Eaubonne. Il est fort et régulier. Il va falloir bien se bagarrer pour la victoire et j’espère que d’ici-là, j’aurai plus d’éléments. »

Objectifs pour Bordeaux

« Depuis le début de la saison, j’ai envie de faire au moins 5,70m. Chaque fois, j’en ai plus ou moins les moyens. Je pense qu’il faudra au moins ça pour gagner le titre. Quoi qu’il arrive cependant, je n’envisage pas de disputer les ‘‘ Monde ’’. Comme je me sentais bien au mois de décembre, je m’étais dit que, si j’étais bien réglé dès le début de la saison, je les ferai certainement. Là, ce n’est pas le cas. »
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 14:01
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