Bonne année à toi cher visiteur.
Le début de l'année est (ô surprise) consacrée à l'entrainement. Les compétitions n'arrivent qu'à la fin du mois. Donc rien de vraiment neuf depuis le dernier article.
Voici mon planning pour les compétitions confirmées: assez chargé je dois dire. Ce sera la première fois de ma carrière j'enchainerai tant de meetings en peu de temps. En effet j'avais un nouvelle fois envie de changer mes habitudes pour ne pas m'endormir dans une routine dans laquelle année après année on fait presque les mêmes compétitions aux mêmes moments.
24 Janvier Bordeaux
27 Janvier Tignes
31 Janvier Karlsruhe
3 février Dusseldorf
6 février Stuttgart
….petit pause bien méritée...
28 février Championnats de France à Paris Bercy
2 Mars PCM Paris Charlety
Romain
Jeux Olympiques ratés, équipementier sur le départ, Romain Mesnil a passé le premier trimestre 2009 l'esprit loin de la perche. Une course nue dans les rues parisiennes perche à la main a
réussi à médiatiser sa recherche de sponsors et a lancé une saison sportive pleine avec une médaille d'argent aux championnats du monde de Berlin (5,85m). A 32 ans, le vice-champion du
monde 2007 a attendu la compétition la plus importante de l'année pour sortir son meilleur concours et décrocher sa deuxième médaille mondiale.
L'oeil de Mesnil : «C'est une année complètement folle, presque absurde. Je retiens la manière dont je me suis battu aux niveaux sportif et extra-sportif. C'est une année
dont je suis fier. J'ai toujours envie d'être tranquille mais en fait j'ai plein de projets en même temps. J'ai toujours fait deux choses, sports et études. C'est quand j'ai décidé de me
fixer sur le sport professionnel pendant quatre ans que j'ai douté le plus. C'est dans l'adversité qu'on fait ses preuves.»
La suprématie de Mesnil sur la perche française a été contestée en 2009 par la révélation Renaud Lavillenie. Champion d'Europe en salle pendant l'hiver (5,81 m) avant d'exploser en juin (5,96 m puis 6,01 m), ce dernier est toutefois resté
derrière son aîné aux championnats de France. Et, à Berlin, il a accompagné Romain Mesnil sur le podium, en prenant la médaille de bronze, à moins de 23 ans.
L'oeil de Mesnil : «J'ai appris de Renaud cette année. Il est tout fou, il ne se pose pas de questions. Je ne me dis pas qu'il faut que je fasse comme lui mais je me suis
inspiré de son enthousiasme : je jouais à la perche. En 2005, quand j'étais dans le trou, j'avais déjà retenu le naturel de Ladji Doucouré quand il est devenu champion du monde. Avec
Renaud, on n'a pas de discussion formelle autour d'une table. C'est plus au quotidien, en compétition. On s'entraide, on se donne des marques de passage. Mais c'est d'abord un concurrent,
surtout qu'il saute plus haut que moi !»
Coïncidence ou non, Romain Mesnil est sous contrat avec OVH, son sponsor, jusqu'à 2012, année des Jeux de Londres. S'il n'est jamais monté sur un podium olympique, d'autres défis en or
l'attendent d'ici : deuxième des championnats d'Europe 2006, des Mondiaux 2007 et 2009, il pourrait profiter des Mondiaux indoor à Doha et des championnats d'Europe à Barcelone pour enfin
monter sur la plus haute marche du podium. Probablement aussi forte qu'un titre, la barre des six mètres se pose comme un objectif indépassable de tout perchiste.
L'oeil de Mesnil : «Mes visions, je les raccourcis de plus en plus. Ça m'évite de trop cogiter. Evidemment, je pense aux Jeux, une finale aux JO, ça serait bien. Pour
l'instant, j'ai des objectifs sur l'hiver. Je veux enchaîner les compétitions en salle, si ça se passe bien, j'irai aux Mondiaux. Sinon je penserai à la saison estivale. Les six mètres,
j'y pense depuis dix ans. C'est toujours dans un petit coin de ma tête, peut-être plus que les grands championnats. Ça demande plus de précision qu'une médaille. Un podium, c'est lié au
feeling le jour J, à utiliser les moyens du moment. Pour les six mètres, il faut réunir toutes les conditions idéales.»
Au-delà de sa quête en tenue d'Adam pour un sponsor, on a souvent vu et entendu Romain Mesnil en dehors des stades. Premier président du syndicat des athlètes français fondé en 2007, le
perchiste avait aussi donné de la voix avant les Jeux Olympiques de Pékin, proposant aux athlètes de porter un badge pour rappeler à la Chine les valeurs de l'olympisme. Porteur d'un discours fort sur le sport, il pourrait se reconvertir comme Stéphane Diagana dans les instances
dirigeantes de la Fédé. Voire en politique comme David Douillet ?
L'oeil de Mesnil : «Je me suis toujours posé des questions sur le sport, sur ce que ça apporte à la société. Mes recherches avant les JO m'ont enrichi humainement. J'ai
fait des débats politiques. J'ai appris. Je ne ferme pas de porte. En politique, on retrouve la même chose que pour les sportifs de haut niveau. On aime bien être en avant, être reconnu.
Pour les instances dirigeantes de la fédé, si dans mon parcours, quand j'aurai l'expérience et l'âge, on me le propose, j'aurais envie d'apporter quelque chose au sport que j'aime. »
- Anthony THOMAS-COMMIN
Quelques nouvelles enfin, dans ce froid qui commence à arriver, le vaccin contre la grippe A ne fait plus vraiment peur mais la grippe elle anime les prémices de la psychose. C'est rigolo c'était l'inverse il y a un mois...
Vous vous demandez « qu'est ce qui lui prend à parler de çà dans son blog » mais en ce moment il ne se passe grand chose sur la planète perche à Bordeaux il faut bien broder un peu...
Les entraînements s'enchainent, nous avons retrouvé notre salle qui enlève la fraicheur physique. Entraînement habituel: course muscul et perche sur élan réduit, renforcement spécifique pour mon genou chez le kiné etc... Petite nouveauté par rapport à l'an dernier nous faisons des séances de courses moins longues mais plus intensives. (ce sont les courses qui sont moins longues, pas les séances...)
Les athlètes du groupe partent en stage à la fin de la semaine à Orlando, moi , je m'entraine ici puis je pars aux Étoiles du Sport en famille. J'avoue avoir de plus en plus de mal à quitter ma famille et vu les compétitions hivernales qui s'annoncent nombreuses j'en profite au maximum en ce moment : jouer aux cubes ou à spiderman, préparer des repas qu'ils n'aiment pas, changer les couches odorantes , se lever la nuit.,(là c'est plutot ma femme, le sport de haut niveau à quelques avantages) etc...
J'en profite pour vous dire que je fais parti des sportifs Sportweek de l'année 2009, donc si çà vous amuse, vous pouvez voter pour moi!!! (Comme d'habitude ça permettra au journal d'avoir votre mail dans son fichier client. Ne vous inquiétez pas , çà fait pas mal, j'ai testé pour vous!)
http://www.sportweek.fr/op/elections/index.html
A bientôt.
Romain
C'est la dernière ligne droite de préparation pour les championnats du Monde (qualification le 20 et finale le 22). Au menu séances de vitesse assez légères, séances techniques, un zeste de
musculation et derniers moments privilégiés en famille avant de partir.
Entre temps Overblog m'a proposé de présenter les championnats du monde dans l'édito de la semaine:
Les championnats du monde d’athlétisme vont se dérouler du 15 au 23 Août à Berlin. Pour les athlètes sélectionnés, c’est l’aboutissement d’une année de travail, voire d’une carrière entière. D’où viennent-ils ? Que se passe-t-il dans leurs têtes ? Qui va le plus loin ? Le plus haut, le plus vite ?
On verra aux championnats du monde de grandes victoires, de grandes confrontations, des gestes magnifiques, des sourires et des larmes et surtout de grandes émotions. Tous les athlètes se sont entraînés durement mais avec plaisir on l’espère, nombreux sont ceux qui ont fait des sacrifices, d’autre ont passé l’année comme sur un nuage et attendent la consécration, certains se sont malheureusement dopés.
Quelques un gagnent des fortunes, d’autres ont à peine de quoi vivre. Tous rêvent de victoire mais seules une poignée l’atteindront, ils auront ainsi un moment de gloire, peut être
l’argent (une victoire aux championnats du monde rapporte 60 000$, le 8eme aura 4 000$). Mais surtout, et en particulier pour ceux qui ne se dopent pas, ils auront la satisfaction
d’avoir canalisé leur énergie pour aller au bout d’eux même.
Ces performances n’arrivent pas par hasard, le talent et le travail ne suffisent pas toujours, il faut de la passion et un mental forgé par l’entraînement, mais aussi par la vie.
Des blessures aux sens propre comme au sens figuré ont souvent rendu ces athlètes plus forts, mais tous n’ont pas le même moteur psychologique, certains ont une revanche à prendre sur la vie, d’autres s’adonnent à leur sport comme un amusement, d’autre encore ont besoin d’argent (c’est le cas de beaucoup de Kenyans qui après quelques saisons pourront acheter une ferme dans leur Pays)…
Quoi qu’ils auront traversés, le jour J, et sur une fraction de seconde, ils devront tout concrétiser : des mois, des années d’entraînements, qui seront alors résumés à un geste à un
moment donnée. Sur ce geste, la satisfaction la plus intense ou la déception la plus lourde. Le sourire ou les larmes.
Après ce moment passé sous les projecteurs où les athlètes ont joué une partie de leur vie, ils retourneront dans l’anonymat pour un an. Repartir à zéro, reprendre l’entraînement, chercher des
sponsors en espérant vivre un peu mieux grâce à leur sport.
Car l’athlétisme, comme beaucoup d’autres sports, ne vit aux yeux du tout public qu’une fois par an, voire une fois tous les quatre ans. Que se passe-t-il tout le reste du temps ? Des
entraînements et de nombreuses compétitions hivernales et estivales. L’athlétisme a du mal à exister médiatiquement toute l’année face aux sports tels que le foot, le tennis. Regardez les pages
des quotidiens sportifs, l’athlétisme tient moins d’1% du quotidien.
Sachez de ce fait que les athlètes gagnent, au lance-pierre, moins de 1% de ce que gagne un footballeur. Il n’y a pas de scandale, le foot attire les foules et les medias chaque semaine.
Les medias ne font qu’accentuer ce déséquilibre. Mais jusqu’où ?
Derrière les victoires, les défaites, les rires et les larmes se cachent des tranches de vie, des histoires passionnantes qui ont forgé ces sportifs du jour J.
C’est pourquoi nous devons cultiver tous les sports afin de préserver la richesse des émotions sur le terrain.
J’ai vu un ou deux messages qui demandaient de nouvelles photos. Donc en attendant les championnats de France Samedi à 16h à Angers, en voici, prises lors du meeting d’Herouville par le photographe de http://www.jelag-photo.com/ A voir sur l’album Compétitions 2009
Romain
5m45 à Nancy, pas terrible. Je commence à courir plus vite, mais mes perches étaient souples. Je ne me suis donc pas correctement adapté sur ces perches.
Je prévois donc de prendre des perches plus dures à Sotteville dimanche prochain. çà devrait monter
Ce début de semaine commence sous la pluie, toujours agréable pour
la fin du mois de mai. Je prépare cette semaine ma compétition de rentrée à Forbach qui aura lieu dimanche Apres-midi. La météo n'est pas très précise un jour elle y prévoit de la pluie , l'autre
du soleil. Comme tous les ans on verra bien le jour J. Pour l'instant à Forbach au niveau climat on s'en est toujours pas mal sorti au dernier moment... pourvu que çà dure.
Au niveau performance, c'est aussi intéressant. La première compétition peut donner le « La » à une saison au niveau de la performance pure. Mais c'est surtout au niveau de la prise de confiance et de sensations que la saison peut se jouer: sentir si on est sur la bonne voie par rapport aux entrainements réalisés.
Le danger dans ce genre de compétition est souvent de vouloir bruler les étapes à vouloir sauter trop haut trop vite. On peut perdre alors les repères et les progrès techniques pris pendant les entrainements, la performance peut être mauvaise et les sensations aussi.
Cette année çà sera ma première compétition avec les nouvelles perches que j'ai reçues. Je prévoie de faire comme cet hivers: débuter le concours assez bas et sur un élan moyen, monter petit à petit en puissance, prendre des perches de plus en plus dures et un élan de plus en plus long au fur et à mesure de la compétition. Avoir du, plaisir du début jusqu'à la fin du concours en toute confiance.
Je suis actuellement en stage national à monaco. L'équipe de France de perche est réunie pendant 10 jours pour s'entraîner se "tirer la bourre" dans un bonne ambiance.
Pour l'instant nous avons effectué 2 séances de perche une séance de musculation des bras et 2 séances de course.
L'environnement est très bon, soleil, logement à coté du stade, kinésithérapeute à disposition.
Le stage commence bien et nous allons tous bien bosser.
Romain
J'ai reçu la semaine dernière une nouvelle gamme de perches Spirit commandée cet hivers.
Globalement ces perches sont plus courtes que mes perche habituelles. Pourquoi? He bien elles ont un temps différent lors de la phase de renvoie par rapport aux perches plus longues à levier égal (la hauteur de la main supérieur sur la perche). Ce temps me correspond plus et m'aidera à être plus régulier.
J'ai donc fait de nombreuses séances de saut la semaine dernière: les sensations et les franchissements sont concluants. J'ai sauté avec une 4m60 13,0 et une 4m90 15,4.
4m60 correspond à la longueur de la perche, mais que veulent dire ces numéros barbares tel que 13,0 ou 15,4?
C'est l'indice de dureté. Pour déterminer ce chiffre juste après sa fabrication, la perche est posée à l'horizontale et maintenue aux deux extrémités. On lui met au milieu un poids de 3kg et le fabricant mesure la flèche qui en résulte. 15,4 correspond à une flèche de 15 pouces 4. Oui, ce sont des mesures américaines.
Pour info les autres perches sont:
4m90: 14,7 14,1 13,6
5m00: 13,5 13,1 12,7 12,4
Jusqu'à présent je prenais des perches de 5m20 en compétition.
Très satisfait du résultat des enchères, je vais débuter ma saison en juin avec 2 nouveaux partenaires: une entreprise et un particulier.
Nous ferons ensemble une conférence de presse mardi 14 Avril au Café Rouge, rue de Picardie (Paris 3ème) afin d'annoncer ces nouveaux partenariats.
Les montants sont de 16100€ pour le partenariat Entreprise et 7550€ pour le partenariat particulier (la somme revient à l'ARTC), conclus pour 6 mois.
Ma nouvelle tenue de compétition sera confectionnée prochainement. A la fin de la saison, je donnerai cette tenue à l'association Un Maillot pour la vie qui la mettra aux enchères lors de leur soirée de Gala.
Mes entrainements se déroulent toujours pour le mieux.
Romain
Un petit mot pour mieux expliquer ma démarche.
Pour le premier lot, je propose un partenariat intéressant pour une entreprise. Si une Entreprise met de l'argent c'est que forcement elle y trouve son compte en retour image et c'est ce que j'ai voulu développer dans ce projet, un réel retour économique pour une entreprise et pourquoi pas aussi humain.
Le 2ème lot, à mon sens permet à un particulier de se faire plaisir en m'accompagnant toute la saison via ma tenue de compétition et en donnant de l'argent à l'association caritative ARTC. Le déjeuner ou le diner inclus nous permettra de nous rencontrer et de discuter pour savoir par exemple pourquoi il a enchérit etc. bref, discuter le coup autour d'un repas sympa. Tout simplement.