Ce matin j'ai donc pu dédicacer un livre à mes chers contrôleurs qui commencent à être des habitués de la maison.
J'en profite pour vous délivrer l'introduction du chapitre dopage:
Au bal des hypocrites
29 décembre 2009. Noël est encore dans les esprits et le Nouvel An pointe déjà ses bonnes résolutions. « Cette année, le réveillon se fera sans cotillons, avec des amis, dans le Roussillon… ».
C’est à Albi que Romain m’a fixé notre rendez-vous hebdomadaire pour la suite de ses confessions sportives, presque intimes. Avec Karine et ses deux enfants, Sohan et Titouan, il partage donc les fêtes de fin d’année dans la propriété familiale des Mesnil. C’est au Pontié, sur la place du Vigan, qu’une boisson chaude nous réunit, l’espace d’un après-midi, sur les banquettes en moleskine de cette fameuse brasserie albigeoise.
D’emblée, Romain me raconte comment, le matin même, il a dû escalader les grilles du stadium municipal pour se livrer son entraînement quotidien. Pendant les fêtes, dans la ville de Toulouse-Lautrec, la trêve est totale parmi les sportifs. Alors, l’ancien gymnaste s’est fait acrobate avant de s’adonner clandestinement à ses exercices physiques. Nous rions du caractère cocasse de la situation. C’est aussi ça la vie d’un athlète de haut niveau ! Ne rien sacrifier à l’entraînement, quels que soient les lieux et les circonstances.
Au fil de la discussion, Romain me fait part de sa dernière aventure :
- Il y a quelques jours, la sonnette de la maison retentit alors que je suis encore couché. J’attends effectivement un colis, mais le facteur semble sacrément très en avance… La sonnerie résonne une nouvelle fois. Etrange. Le facteur ne sonne jamais deux fois ! J’enfile mon peignoir et finis par ouvrir la porte. Un homme et une femme sont sur le pas de la porte. Ces colporteurs sont bien matinaux. « Bonjour, désolés de vous déranger… » s’excusent-ils. Si maintenant les Témoins de Jéhovah vous prennent au saut du lit ! « Nous sommes mandatés par la fédération internationale d’athlétisme pour un contrôle anti-dopage… ». Je me disais bien que ces têtes me rappelaient vaguement quelque chose… Soudain, des pleurs envahissent la maison. À coups de sonnette, ils ont fini par réveiller Titouan ! Je me dirige alors vers ma chambre, histoire d’enfiler un jean. L’homme me suit. Le règlement exige qu’il m’accompagne dans tous mes faits et gestes pour s’assurer que je ne me livre pas à une quelconque manipulation susceptible de fausser les analyses. J’invite les importuns du matin à la table du salon, non pour leur offrir un café bien chaud, mais mon urine bien tiède ! Nous remplissons le formulaire, je choisis parmi les trois flacons celui que je veux. Je vais sagement aux toilettes, flanqué de mon contrôleur. J’urine en lui montrant délibérément mon sexe. Ça tombe bien, j’ai l’habitude ! Et lui aussi, semble-t-il. L’homme, passionné de sports, me demande mille détails sur ma préparation physique et mes compétitions futures. Au saut du lit, je ne suis jamais très loquace… Puis je choisis une boîte contenant deux autres flacons. L’un pour l’échantillon A, l’autre pour le B. Je vérifie scrupuleusement le N° inscrit sur le flacon qui est aussitôt retranscrit sur le formulaire. Je verse le contenu de ma distillation nocturne dans les deux fioles et signe les papiers. Les deux agents me remercient. On se dit « à bientôt » pour le prochain contrôle inopiné.
Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000001491 StartFragment:0000000484 EndFragment:0000001475
Excellente semaine d'entrainement sous la chaleur évidement. Sauts sur Elan complet (enfin) technique avec un travail de décollage très bon et très précis sur élan plus réduit. Ca avance bien tout çà..
Je part sur ALBI ce Week End et j'en profite pour faire une séance de dédicace du livre à la librairie Guillot ce samedi à partir de 16h.
Prochaine compétition Lausanne le 8 juillet puis les championnat de France à Valence le 10.
je vous rappelle que vous pouvez me suivre sur facebook (plus concis mais plus actualisé que le blog) et partager vos remarques et suivre les infos de ma vérité toute nue sur la page facebook qui lui est consacrée.
Romain
Si vous voulez lire "ma vérité toute nue,
ç'est par là sur Amazon (attention petite erreur il n'est pas référencé sous mon nom.)
ou dans toutes les bonnes librairies. et j'espère,aussi dans les mauvaises.
Dans ma vérité toute nue, une autobiographie écrite avec Jean Pierre Alaux, Romain Mesnil se livre, en totale authenticité, à la curiosité de tous. Il dévoile son anticonformisme. Animateur de la contestation des athlètes avant les Jeux Olympiques 2008 de Pékin, Romain pose un regard sans concession sur la complexité de son métier de sportif. Avec une franchise absolue et une pointe de dérision, il évoque sans tabou les sujets qui secouent le monde des athlètes: du dopage au marketing sportif, des échecs cuisants à la conquête des podiums, des valeurs bafouées de l’olympisme à ses expériences de mannequin, de ses études d’ingénieur aux plateaux de télévision.
Plus qu'un Champion, Romain Mesnil est une personnalité de premier plan. Ma vérité toute nue projette un éclairage sur le sport moderne: c'est un document incontournable en la matière.
À lire comme un roman vrai, comme un pavé dans la mare des idées reçues sur la vie tumultueuse des athlètes de haut vol...
J'ai repris le footing lundi, puis les courses pelouse en accélération mardi, aujourd'hui c'était course avec chariot toujours sur pelouse. Pour l'instant aucune douleur. YOUPI. Demain j'effectue une IRM de contrôle et normalement je saute l'après midi suivi d'un petite séance de vitesse. Samedi départ pour Forbach pour concourir dimanche.
Vous savez tout ou presque.
Romain
Les dernières
corrections sont en cours et nous n'avons pas encore tranché sur le début du prologue. J'avoue que le choix est discutable... l'éditeur souhaite garder une version qui me convient moins....Le
contexte de l'édition est particulier et c'est souvent l'éditeur qui finalise les choix...
Mais hier je me suis dit:
« Pourquoi ne pas faire choisir cette introduction par les internautes? »
Je vous propose donc de choisir les premières lignes du livre, entre les deux versions ci-dessous.
A vous de jouer et de voter à la fin de l'article:
En guise de prologue Version 1
Je m’appelle Jean-Pierre Alaux, je suis aujourd'hui romancier après avoir versé longtemps dans le journalisme. Vous êtes surpris, vous vous attendiez à voir surgir Romain Mesnil ! Rassurez-vous, je le vois qui arrive, juché sur une drôle de bestiole électrique, son vélo scooter. Le teint hâlé, la mine réjouie. Nous nous sommes donnés rendez-vous à la brasserie des Quatre Sœurs. Autour de moi, la jeunesse bordelaise dorée tout l’été au soleil du Cap-Ferret paresse à la terrasse des cafés. Ray Ban sur le front, polo Ralph Lauren, mocassins de chez Tod’s, chacun repousse à coups de souvenirs du Bassin1 et de sourires étincelants, l’imminente rentrée universitaire.
Romain Mesnil et moi, c’est une courte et vieille histoire. [...]
A l'été 2009 je suggérais l'écriture d'un livre à deux voix sur sa vie d’athlète souvent comblée et parfois contrariée, sa réponse fut sans ambiguïté. « Je ne veux pas d’un bouquin de mégalo, mais l’idée me séduit… ». [...]
Ainsi, j’allais enfin pénétrer les coulisses d’un monde dont j’ignorais tout ou presque. Qu’est-ce véritablement que la vie d’un athlète de haut niveau ?
[...]
Ce livre sera donc jubilatoire ou ne sera pas !
Le voici qui approche, l’air un peu perdu, jetant un œil discret parmi les tables qui débordent sur le trottoir. Je lui fais un signe. Nous voilà enfin réunis après plusieurs années où chacun a fait sa route.
D’emblée, il me prévient :
[...]
En guise de prologue Version 2
Dans le Médoc, les vignes sont en feu. La vendange promet d’être généreuse, le millésime exceptionnel. En cet après-midi de septembre, un ciel indigo coiffe les quais de Bordeaux, jamais autant lustrés que depuis qu’Alain Juppé a fait de la ville de Montesquieu sa nouvelle baronnie.
Dorée tout l’été au soleil du Cap-Ferret, la jeunesse bordelaise paresse à la terrasse des cafés des allées de Tourny. Ray Ban sur le front, polo Ralph Lauren, mocassins de chez Tod’s, l’élégance à la boutonnière, chacun repousse à coups de sourires étincelants et de souvenirs du Bassin 1, l’imminente rentrée universitaire.
C’est à la Brasserie des Quatre sœurs que Romain et moi nous nous sommes donné rendez-vous. D’une ponctualité exemplaire, il débarque à l’heure promise, juché sur son vélo scooter électrique, teint hâlé lui aussi, mine réjouie. Des têtes se retournent sur son passage. Son allure féline et altière ne laisse personne indifférent. D’un sourire aimable, il assume sa notoriété.`
-Je te rassure, je suis loin d’avoir la cote d’un Yoann Gourcuff ! Plaisante-t-il.
Romain Mesnil et moi, c'est une courte et vielle histoire. [...]
A l'été 2009 je suggérais l'écriture d'un livre à deux voix sur sa vie d’athlète souvent comblée et parfois contrariée, sa réponse fut sans ambiguïté. « Je ne veux pas d’un bouquin de mégalo, mais l’idée de séduit… ». [...]
Ainsi, j’allais enfin pénétrer les coulisses d’un monde dont j’ignorais tout ou presque. Qu’est-ce véritablement que la vie d’un athlète de haut niveau ?
[...]
Ce livre sera donc jubilatoire ou ne sera pas !
Par cet après-midi de septembre, nous nous le promettons.
D’emblée, il me prévient :
[...]
Un an après avoir créé le « buzz » en courant nu dans les rues de Paris pour trouver un sponsor, le vice-champion du monde de saut à la perche Romain Mesnil, 32 ans, qui demeure à Bordeaux, va se raconter dans un livre intitulé « Ma vérité toute nue », à paraître début juin aux éditions Solar.
Co-écrit avec le romancier Jean-Pierre Alaux, l'ouvrage, qui évoquera « le dopage, le marketing sportif, l'échec et la conquête des podiums, les valeurs de l'olympisme, la mode… », est annoncé comme « un pavé dans la mare des idées reçues sur la vie tumultueuse des athlètes de haut-niveau ».
Je vous le présente à la troisième personne du singulier:
C'est l'histoire d'un romancier, Jean-Pierre et d'un perchiste Romain qui décident d'écrire la biographie de ce dernier.
Au fil de leurs rencontres dans quelques bistrots du Sud-Ouest, Romain prend conscience que la moitié de sa vie vient d'être consacrée à sa passion .
Le sport de haut niveau est pour lui une aventure humaine qui l'a construit, malgré les coup bas.
Du dopage au marketing sportif, de l'échec à la conquête des podiums, des valeurs de l'olympisme à la mode, de ses études d'ingénieur au plateau télé du Grand Journal, Romain pose son regard de
champion malgré lui, sur la complexité du sport et de son personnage, avec du recul et une pointe de dérision. Sans oublier de laisser la parole à sa femme qui porte un regard sans concession
sur cette vie de famille si particulière.
Comme Jean-Pierre, vous allez pénétrer les coulisses d’un monde dont vous ignorez tout ou presque: le haut niveau sportif.
"Ce n’est pas à toi que je vais apprendre que dans toute biographie de célébrité, il y a […] quelques phrases choc qui sont immanquablement matières à polémiques ! Les lecteurs veulent du
sensationnel, alors je vais commencer par cracher dans la soupe dès le début. Et si tu veux, on peut commencer tout de suite. Tu peux brancher ton magnéto et fourbir ton stylo ! Par quoi,
commence-t-on ?"
-Je veux du lourd ! comme on dit aujourd’hui dans le métier."
Un livre dynamique et plein d'émotion qui pose la question sur les limites du sport business et le besoin vital du sportif de haut niveau d'être toujours meilleur.
Bonne année à toi cher visiteur.
Le début de l'année est (ô surprise) consacrée à l'entrainement. Les compétitions n'arrivent qu'à la fin du mois. Donc rien de vraiment neuf depuis le dernier article.
Voici mon planning pour les compétitions confirmées: assez chargé je dois dire. Ce sera la première fois de ma carrière j'enchainerai tant de meetings en peu de temps. En effet j'avais un nouvelle fois envie de changer mes habitudes pour ne pas m'endormir dans une routine dans laquelle année après année on fait presque les mêmes compétitions aux mêmes moments.
24 Janvier Bordeaux
27 Janvier Tignes
31 Janvier Karlsruhe
3 février Dusseldorf
6 février Stuttgart
….petit pause bien méritée...
28 février Championnats de France à Paris Bercy
2 Mars PCM Paris Charlety
Romain
Jeux Olympiques ratés, équipementier sur le départ, Romain Mesnil a passé le premier trimestre 2009 l'esprit loin de la perche. Une course nue dans les rues parisiennes perche à la main a
réussi à médiatiser sa recherche de sponsors et a lancé une saison sportive pleine avec une médaille d'argent aux championnats du monde de Berlin (5,85m). A 32 ans, le vice-champion du
monde 2007 a attendu la compétition la plus importante de l'année pour sortir son meilleur concours et décrocher sa deuxième médaille mondiale.
L'oeil de Mesnil : «C'est une année complètement folle, presque absurde. Je retiens la manière dont je me suis battu aux niveaux sportif et extra-sportif. C'est une année
dont je suis fier. J'ai toujours envie d'être tranquille mais en fait j'ai plein de projets en même temps. J'ai toujours fait deux choses, sports et études. C'est quand j'ai décidé de me
fixer sur le sport professionnel pendant quatre ans que j'ai douté le plus. C'est dans l'adversité qu'on fait ses preuves.»
La suprématie de Mesnil sur la perche française a été contestée en 2009 par la révélation Renaud Lavillenie. Champion d'Europe en salle pendant l'hiver (5,81 m) avant d'exploser en juin (5,96 m puis 6,01 m), ce dernier est toutefois resté
derrière son aîné aux championnats de France. Et, à Berlin, il a accompagné Romain Mesnil sur le podium, en prenant la médaille de bronze, à moins de 23 ans.
L'oeil de Mesnil : «J'ai appris de Renaud cette année. Il est tout fou, il ne se pose pas de questions. Je ne me dis pas qu'il faut que je fasse comme lui mais je me suis
inspiré de son enthousiasme : je jouais à la perche. En 2005, quand j'étais dans le trou, j'avais déjà retenu le naturel de Ladji Doucouré quand il est devenu champion du monde. Avec
Renaud, on n'a pas de discussion formelle autour d'une table. C'est plus au quotidien, en compétition. On s'entraide, on se donne des marques de passage. Mais c'est d'abord un concurrent,
surtout qu'il saute plus haut que moi !»
Coïncidence ou non, Romain Mesnil est sous contrat avec OVH, son sponsor, jusqu'à 2012, année des Jeux de Londres. S'il n'est jamais monté sur un podium olympique, d'autres défis en or
l'attendent d'ici : deuxième des championnats d'Europe 2006, des Mondiaux 2007 et 2009, il pourrait profiter des Mondiaux indoor à Doha et des championnats d'Europe à Barcelone pour enfin
monter sur la plus haute marche du podium. Probablement aussi forte qu'un titre, la barre des six mètres se pose comme un objectif indépassable de tout perchiste.
L'oeil de Mesnil : «Mes visions, je les raccourcis de plus en plus. Ça m'évite de trop cogiter. Evidemment, je pense aux Jeux, une finale aux JO, ça serait bien. Pour
l'instant, j'ai des objectifs sur l'hiver. Je veux enchaîner les compétitions en salle, si ça se passe bien, j'irai aux Mondiaux. Sinon je penserai à la saison estivale. Les six mètres,
j'y pense depuis dix ans. C'est toujours dans un petit coin de ma tête, peut-être plus que les grands championnats. Ça demande plus de précision qu'une médaille. Un podium, c'est lié au
feeling le jour J, à utiliser les moyens du moment. Pour les six mètres, il faut réunir toutes les conditions idéales.»
Au-delà de sa quête en tenue d'Adam pour un sponsor, on a souvent vu et entendu Romain Mesnil en dehors des stades. Premier président du syndicat des athlètes français fondé en 2007, le
perchiste avait aussi donné de la voix avant les Jeux Olympiques de Pékin, proposant aux athlètes de porter un badge pour rappeler à la Chine les valeurs de l'olympisme. Porteur d'un discours fort sur le sport, il pourrait se reconvertir comme Stéphane Diagana dans les instances
dirigeantes de la Fédé. Voire en politique comme David Douillet ?
L'oeil de Mesnil : «Je me suis toujours posé des questions sur le sport, sur ce que ça apporte à la société. Mes recherches avant les JO m'ont enrichi humainement. J'ai
fait des débats politiques. J'ai appris. Je ne ferme pas de porte. En politique, on retrouve la même chose que pour les sportifs de haut niveau. On aime bien être en avant, être reconnu.
Pour les instances dirigeantes de la fédé, si dans mon parcours, quand j'aurai l'expérience et l'âge, on me le propose, j'aurais envie d'apporter quelque chose au sport que j'aime. »
- Anthony THOMAS-COMMIN
Quelques nouvelles enfin, dans ce froid qui commence à arriver, le vaccin contre la grippe A ne fait plus vraiment peur mais la grippe elle anime les prémices de la psychose. C'est rigolo c'était l'inverse il y a un mois...
Vous vous demandez « qu'est ce qui lui prend à parler de çà dans son blog » mais en ce moment il ne se passe grand chose sur la planète perche à Bordeaux il faut bien broder un peu...
Les entraînements s'enchainent, nous avons retrouvé notre salle qui enlève la fraicheur physique. Entraînement habituel: course muscul et perche sur élan réduit, renforcement spécifique pour mon genou chez le kiné etc... Petite nouveauté par rapport à l'an dernier nous faisons des séances de courses moins longues mais plus intensives. (ce sont les courses qui sont moins longues, pas les séances...)
Les athlètes du groupe partent en stage à la fin de la semaine à Orlando, moi , je m'entraine ici puis je pars aux Étoiles du Sport en famille. J'avoue avoir de plus en plus de mal à quitter ma famille et vu les compétitions hivernales qui s'annoncent nombreuses j'en profite au maximum en ce moment : jouer aux cubes ou à spiderman, préparer des repas qu'ils n'aiment pas, changer les couches odorantes , se lever la nuit.,(là c'est plutot ma femme, le sport de haut niveau à quelques avantages) etc...
J'en profite pour vous dire que je fais parti des sportifs Sportweek de l'année 2009, donc si çà vous amuse, vous pouvez voter pour moi!!! (Comme d'habitude ça permettra au journal d'avoir votre mail dans son fichier client. Ne vous inquiétez pas , çà fait pas mal, j'ai testé pour vous!)
http://www.sportweek.fr/op/elections/index.html
A bientôt.
Romain
C'est la dernière ligne droite de préparation pour les championnats du Monde (qualification le 20 et finale le 22). Au menu séances de vitesse assez légères, séances techniques, un zeste de
musculation et derniers moments privilégiés en famille avant de partir.
Entre temps Overblog m'a proposé de présenter les championnats du monde dans l'édito de la semaine:
Les championnats du monde d’athlétisme vont se dérouler du 15 au 23 Août à Berlin. Pour les athlètes sélectionnés, c’est l’aboutissement d’une année de travail, voire d’une carrière entière. D’où viennent-ils ? Que se passe-t-il dans leurs têtes ? Qui va le plus loin ? Le plus haut, le plus vite ?
On verra aux championnats du monde de grandes victoires, de grandes confrontations, des gestes magnifiques, des sourires et des larmes et surtout de grandes émotions. Tous les athlètes se sont entraînés durement mais avec plaisir on l’espère, nombreux sont ceux qui ont fait des sacrifices, d’autre ont passé l’année comme sur un nuage et attendent la consécration, certains se sont malheureusement dopés.
Quelques un gagnent des fortunes, d’autres ont à peine de quoi vivre. Tous rêvent de victoire mais seules une poignée l’atteindront, ils auront ainsi un moment de gloire, peut être
l’argent (une victoire aux championnats du monde rapporte 60 000$, le 8eme aura 4 000$). Mais surtout, et en particulier pour ceux qui ne se dopent pas, ils auront la satisfaction
d’avoir canalisé leur énergie pour aller au bout d’eux même.
Ces performances n’arrivent pas par hasard, le talent et le travail ne suffisent pas toujours, il faut de la passion et un mental forgé par l’entraînement, mais aussi par la vie.
Des blessures aux sens propre comme au sens figuré ont souvent rendu ces athlètes plus forts, mais tous n’ont pas le même moteur psychologique, certains ont une revanche à prendre sur la vie, d’autres s’adonnent à leur sport comme un amusement, d’autre encore ont besoin d’argent (c’est le cas de beaucoup de Kenyans qui après quelques saisons pourront acheter une ferme dans leur Pays)…
Quoi qu’ils auront traversés, le jour J, et sur une fraction de seconde, ils devront tout concrétiser : des mois, des années d’entraînements, qui seront alors résumés à un geste à un
moment donnée. Sur ce geste, la satisfaction la plus intense ou la déception la plus lourde. Le sourire ou les larmes.
Après ce moment passé sous les projecteurs où les athlètes ont joué une partie de leur vie, ils retourneront dans l’anonymat pour un an. Repartir à zéro, reprendre l’entraînement, chercher des
sponsors en espérant vivre un peu mieux grâce à leur sport.
Car l’athlétisme, comme beaucoup d’autres sports, ne vit aux yeux du tout public qu’une fois par an, voire une fois tous les quatre ans. Que se passe-t-il tout le reste du temps ? Des
entraînements et de nombreuses compétitions hivernales et estivales. L’athlétisme a du mal à exister médiatiquement toute l’année face aux sports tels que le foot, le tennis. Regardez les pages
des quotidiens sportifs, l’athlétisme tient moins d’1% du quotidien.
Sachez de ce fait que les athlètes gagnent, au lance-pierre, moins de 1% de ce que gagne un footballeur. Il n’y a pas de scandale, le foot attire les foules et les medias chaque semaine.
Les medias ne font qu’accentuer ce déséquilibre. Mais jusqu’où ?
Derrière les victoires, les défaites, les rires et les larmes se cachent des tranches de vie, des histoires passionnantes qui ont forgé ces sportifs du jour J.
C’est pourquoi nous devons cultiver tous les sports afin de préserver la richesse des émotions sur le terrain.
J’ai vu un ou deux messages qui demandaient de nouvelles photos. Donc en attendant les championnats de France Samedi à 16h à Angers, en voici, prises lors du meeting d’Herouville par le photographe de http://www.jelag-photo.com/ A voir sur l’album Compétitions 2009
Romain