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Vous avez raison.
Comme beaucoup, je poste mes messages beaucoup plus régulièrement sur Facebook et Twitter. Venez me donc m'y rejoindre, ils complètent le blog merveille. Les informations y sont visibles même sans y être inscrit.
« Rappeler le but
de l’olympisme »
En pleine préparation physique depuis le début du mois, Romain Mesnil maintient sa fraîcheur mentale grâce à des « séances techniques plutôt sympas », où se mêlent travail et confrontation.
Propos receuilli par Sylvain COULLON pour Coach365
La préparation se poursuit
On fait toujours pas mal de séances de musculation et de courses. C’était assez dur mais on sait qu’il faut en passer par là. La lassitude se fait d’autant moins sentir qu’on a également fait
quelques séances techniques plutôt sympas. A cause du mauvais temps, on a été obligé de s’entraîner en salle mercredi dernier (12 mars), où on a fait un concours avec dix mètres d’élan. Le but
est de travailler sur l’adaptation pour esquiver la barre. Deux jours plus tard, on a fait un concours d’une heure et demi avec des perches limites pour franchir 5,10m. Avec si peu de marge, il
fallait être extrêmement précis dans tout le saut pour passer.
Maintenir la motivation
Mon entraîneur Georges Martin aime bien qu’on se fasse des petits défis, avec des repères changeants. Et pas seulement au niveau de l’élan. On a par exemple récemment fait un concours où on
n’avait pas le droit de prendre plus de 4 mètres de levier (hauteur de la main supérieur sur la perche), ce qui est très dur pour les grands. Les niveaux de chacun changent en fonction des jeux.
Cela permet de travailler efficacement la technique tout en conservant l’esprit de compétition. Et comme ce n’est pas très fatigant, on peut effectuer énormément de sauts.
Saut extrême en interlude
On va sauter les 20 et 21 avril au lac de Bombanne, où l’on fait venir les media pour une petite démonstration d’ « extreme pole vault ». La première fois à la dune du Pyla, on avait seulement
sauté dans le sable, sans rien autour. Là, on va essayer de faire plusieurs choses différentes. On va d’abord sauter dans une fausse au milieu du lac. Puis on fera ça en mettant une piste sur un
ponton. Et en fonction des marées, on voudrait aussi passer au-dessus des vagues, sur l’océan. Les sensations sont différentes car on perd complètement les repères visuels habituels. Comme avec
tout ce qui est nouveau, il y a toujours un peu d’appréhension et une petite notion de risque à maîtriser. Mais cela permet de faire quelque chose de nouveau, tout en travaillant les repères dans
l’espace et se faisant un peu violence.
Stage d’élite à Monaco
Les meilleurs perchistes des groupes de Georges Martin et Gerald Beaudoin (entraîneur de Jérôme Clavier) se rassembleront du 25 avril au 2 mai à Monaco pour un stage axé surtout sur la technique.
C’est toujours intéressant de changer un peu d’air, d’univers, avec une confrontation un peu différente. Même s’il n’y aura pas de surprise car on a l’habitude de se voir assez souvent.
La Fédération Française d’Athlétisme a lancé en mars une vaste campagne de lutte et de prévention du dopage. Elle repose sur trois axes : la création d’un visuel fort, l’organisation de colloques avec des athlètes contrôlés positifs qui témoignent et la distribution de documents d’information aux jeunes licenciés. Romain Mesnil, vice-champion du Monde du saut à la perche en août dernier, porte un regard sans concessions sur les dangers du dopage. Interview.
Athle.com : La Fédération Française d’Athlétisme a lancé une vaste campagne de lutte et de prévention du dopage, appuyée par un visuel très fort (voir ci-dessous). Qu’en
pensez-vous ?
Romain Mesnil : Ce visuel est pas mal. L’image est très frappante, on a l’impression que l’athlète est prisonnier. Mais je pense que réduire le dopage a la triche est réducteur.
Pour moi, le dopage est avant tout une mise en danger du sportif. Car le plus grave, c’est que les sportifs dopés sont un peu les « cobayes » des laboratoires et des scientifiques qui les dopent.
C’est très contradictoire quand on sait qu’une des premières bases du sport, c’est la santé et le dépassement de soi…
Les conséquences du dopage peuvent d’ailleurs être dramatiques…
Le dopage détruit le corps du sportif. Il peut même entraîner la mort. Quand des sportifs décèdent sur le coup sur un terrain de football, personne n’ose parler de dopage pour respecter la
mémoire de la personne. Mais ça peut en être la conséquence.
La FFA a également décidé d’organiser des colloques où des athlètes contrôlés positifs témoigneront…
Faire de la prévention, c’est bien. Ces athlètes vont pouvoir raconter leur parcours, ce qui les a menés jusqu’au dopage. Mais il est important qu’ils disent la vérité. Il ne faut pas faire les
choses à moitié, ils doivent faire preuve d’une réelle franchise.
Les jeunes licenciés de nos écoles d’athlétisme vont également être sensibilisés aux dangers du dopage. Quel discours faut-il leur tenir ?
Il faut donner à tous ces jeunes la bonne vision du sport. Quand on débute l’athlétisme, on doit avant tout penser à s’amuser. L’objectif, ce n’est pas de devenir champion du Monde. Le sport,
c’est aussi progresser, quels que soient son niveau et ses qualités. Certains ont beaucoup de détente, d’autres ont un bon foncier. D’autres encore n’ont pas de points forts mais possèdent un
super mental. Ce qui est intéressant, c’est d’apprendre à exploiter ses propres qualités pour voir ses limites.
Le dopage fausse complètement cette vision…
Oui, le dopage fausse complètement ces données. Quand on se dope, on ne recherche que la gloire et l’argent. On se ment à soi-même.
Le dopage est-il un sujet tabou entre athlètes ?
Non, on en discute pas mal entre nous. C’est un sujet qu’on aborde relativement facilement. Le problème, c’est que les athlètes en arrivent à se soupçonner très vite entre eux. C’est un phénomène
qui se développe même en équipe de France.
La perche est une discipline très technique. Pensez-vous que votre épreuve soit plus épargnée que les autres par le dopage ?
Je crois à ça. Plus la discipline est technique, moins il y a de dopage. Ce qui ne signifie pas que notre discipline est à l’abri de ce fléau. Mais quand je vois la hauteur à laquelle j’arrive à
sauter par rapport à mes performances en vitesse et en musculation, je me dis que la technique joue un rôle primordial. Je sais que je peux rivaliser avec les meilleurs en étant propre. C’est
pour cette raison que je continue encore le saut à la perche à 30 ans. Sinon, j’aurais changé de sport depuis longtemps. J’ai choisi une phrase qui résume bien ma vision du dopage : Faire du
sport, c’est apprendre à se connaître. Se doper, c’est se perdre.
« Il
fallait que je prenne mon temps »
LA CHRONIQUE
LA CHRONIQUE
PANORAMIC
Pour vous qui êtes au cœur de la Ligue Pro en tant que sportif et président du syndicat des athlètes, l’aventure a commencé. Quel rôle avez-vous joué dans la mise en place de ce nouveau
circuit ?
Romain Mesnil : Ça a représenté beaucoup de travail cet hiver surtout, au niveau de la planification des meetings, de l’élaboration des contrats de travail et des contrats
d’images des athlètes dans les meetings. Nous avons conçu le calendrier en fonction des athlètes, pour savoir à quelle date ils avaient besoin de concourir. Le syndicat rassemble pour l’instant
25 adhérents, moitié athlètes professionnels, moitié amateur de haut niveau. Cet effectif va facilement monter jusqu’à quarante. J’espère que tout le monde pensera à renvoyer ses papiers
d’adhésion !
A quel genre de situations avez-vous eu à faire face jusqu’à maintenant ?
Nous avons mis pas mal de choses en place cet hiver, et aujourd’hui le syndicat fonctionne. Nous travaillons essentiellement au cas par cas. Nous commençons à voir ce que ça donne. Il y a encore
des athlètes qui sollicitent notre aide. La plupart du temps, il s’agit de soucis de programmation et des questions de salaire.
Cet hiver, alors que vous aviez réalisé les minima pour Birmingham, vous avez mis un terme à votre saison en salle, juste avant les Championnats d’Europe. Une façon de vous préserver pour
les Mondiaux d’Osaka, cet été ?
Exactement. Je me suis préservé pour cet été, et pour les années à venir aussi. J’ai vingt neuf ans, et jusqu’à maintenant je faisais la saison hivernale et estivale à chaque fois. La
récupération à trente ans, ce n’est pas la même chose qu’à vingt ans ! Cette année, je l’ai joué un peu plus finement, pour ne pas en faire trop.
Vous avez commencé cette saison par une belle performance : 5,75 m à Forbach le 27 mai, c’est-à-dire les minima pour Osaka. Comment s’est déroulé votre concours ce jour-là ?
Mon concours ne s’est pas très bien passé. Les conditions n’étaient pas mauvaises mais le temps était orageux, le vent tourbillonnant, et on redoutait la pluie… qui finalement n’est pas venue.
Mais je n’étais pas bien en jambes, mon début de concours a été fastidieux. J’ai fait des erreurs techniques et dans le choix de mes marques. C’est classique dans les premiers meetings. J’ai fait
l’impasse entre 5,60 m et 5,75 m parce que je voyais que j’étais fatigué. Il ne me restait plus beaucoup d’essais. J’ai su sortir le bon saut au bon moment.
Sortir le bon saut au bon moment, votre credo pour Osaka ?
Je ne suis pas du tout focalisé sur les Mondiaux d’Osaka pour le moment. Je veux juste faire une belle saison, enchaîner les belles performances et participer à de belles compétitions.
Quel impact a eu votre médaille d’argent aux Championnats d’Europe à Göteborg l’an passé ?
J’éprouve plus de quiétude, dans la reprise de l’entraînement et dans la vie en général. J’ai arrêté de faire des cauchemars où je me plantais en qualifications. Je suis moins dérangé par
l’extérieur, par ceux qui me voient comme le mec qui rate les grands événements. Ca me permet de ne rien devoir à personne.
Comment abordez-vous la réunion de Paris – Jean Bouin ?
Je vais donner mon maximum, comme à chaque fois. De plus, c’est un stade mythique pour la perche, Sergueï Bubka y a sauté 6 m pour la première fois en 1985.
L’Allemand Tim Lobinger fera partie du plateau…
C’est très bien de retrouver un étranger fort comme Lobinger à ce meeting. Je l’ai rencontré cet hiver à Mondeville, mais je n’étais pas préparé. Là je serai prêt.
Quels sont les prochains meetings auxquels vous allez participer ?
Il y a la Coupe d’Europe à Munich les 23 et 24 juin prochain, le meeting Lagardère de Strasbourg le 28, Athènes le 2 juillet, Lausanne le 10, peut-être Rome, et Monaco le 25.
Propos recueillis Annabelle Rolnin pour athle.com
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Romain Mesnil est en grande forme. Après avoir effacé une barre de 5,75 m lors de la 3e édition du meeting Perch’stacul’air d’Epinal, le perchiste toulousain aborde avec sérénité la réunion de Düsseldorf, programmée samedi 18 février, où il retrouvera notamment Damiel Dossevi et l’essentiel de l’armada allemande, conduite par Tim Lobinger. En attendant, ce jeune papa prend la vie comme elle vient. |
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Allez-vous aborder le meeting de Düsseldorf d’une manière plus détendue ? Avez-vous déjà les championnats du monde en salle en ligne de mire ?
Depuis 13 mois, vous êtes papa d’un petit Sohan. La paternité a-t-elle changé quelque chose dans votre vie d’athlète ? Avez-vous toujours le sentiment d’être le leader de la perche française ? |
Propos recueillis par Paul Miquel pour Athle.com
Ma rentrée au meeting de Mondeville approche. j'ai resauter mardi dernier après avoir fait 10 jours de courses et de musculation afin de ne pas traumatiser mon talon. La séance a été plutôt bonne, il me tarde donc maintenant de voir ce que çà donnera en compétition.
Voici un article paru dans OUEST FRANCE ce matin:
Romain MESNIL à la relance à Mondeville
Pour voir l'article complet : Article OUEST FRANCE 26 janvier 2006
Les organisateurs du Starperche nous ont proposé de faire un essai à la Pala le vendredi 13 janvier. Pierre Quinon, Thierry Vigneron, Fabrice Fortin, Eric Reuillard et Damiel Dossevi étaient de la partie avec moi. Le magazine de la pelote basque de France3 Aquitaine était là. On n’est pas prêt d'être engagé dans une équipe.