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Sommaire

Jeudi 8 mai 2008
Un beau reportage sur la perche extreme:



images à decouvrir ici:lien vers la video

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Mercredi 30 avril 2008
Stage de monaco, j'ai esayé une nouvelle perche
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Dimanche 27 avril 2008






Le plein de sensations

Sylvain COULLON - samedi 26 avril 2008 - 09h33 pour coach365.fr

Avant de se rendre à Monaco pour un important stage national, Romain Mesnil s’est octroyé un interlude de saut extrême à Bombanne. Le vice-champion du monde français raconte cette expérience « excitante et un peu effrayante ».

A l’issue d’une semaine de demi-repos, notre groupe s’est rendu dimanche à Bombanne pour une démonstration de saut à la perche extrême. Malgré des conditions météo pas idéales, qui nous ont empêché de sauter dans le lac, nous n’avons pas été déçus. Les sensations étaient bonnes et personne ne s’est blessé. Nous avons d’abord sauté d’un ponton, avec un atterrissage dans l’eau qui nous a permis d’effectuer plein de figures. On s’est bien éclaté à faire ce qu’on voulait dans les airs, sans se faire mal. D’autant que nos combinaisons nous protégeaient des « plats ». C’était en revanche moins évident sur l’océan. Les vagues étaient assez loin, avec peu d’eau. On a tout de même pu faire quelques sauts et réaliser de belles photos.

Le plus impressionnant a été de sauter dans un pare-feu placé sur les dunes. C’était à la fois excitant et un peu effrayant. Il y a avait un gros dénivelé, qui nous faisait perdre tous nos repères. Le sol défilait très rapidement et le fait d’être encadré par des arbres était déconcertant. C’était la partie la plus risquée, même si je n’ai jamais craint la blessure. Cette démonstration ne paraissani pas très éprouvante physiquement mais le fait de sauter de 14h00 à 19h00 m’a donné quelques courbatures. Si cette expérience ne me servira pas directement dans ma préparation, c’est intéressant dans la vision générale de la perche. J’aimerais la renouveler, mais après les Jeux…

Je vais désormais attaquer un stage national avec l’équipe de France à Monaco. On va s’entraîner deux fois par jour pendant une semaine. Cela permet de changer d’environnement, d’être totalement concentré sur l’entraînement et de trouver un peu de compétitivité. On ne se connaît tous très bien, mais c’est toujours plaisant de se confronter sur le sautoir. En ce qui concerne l’extra-sportif, les choses commencent à se calmer. On est en stand-by concernant le badge. David Douillet s’occupe du projet et on a attend désormais la réponse du CIO.

vous pouvez voire d'autres photos de la perche extreme dans l'article ci dessous
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Dimanche 27 avril 2008
Dimanche 20 avril 2008,
tous les membres du groupe se sont retrouvés sur la base nautique de Bombannes, sur le site de l'UCPA.

Plusieures activités étaient au programme.


13 H. Echauffement sur les installations du stage.
14 H. Saut dans le lac. Avec piste DIMA !!!!


16 H.
Saut dans le Pare Feu
18 H. Et enfin (pour ceux qui n'étaient pas congelés) Sauts dans les vagues.


Pas une blessure n'a été a déploré. (l'ischio de certains étant miraculeusement rétabli)
Merci à tous les membres du groupe qui ont participés à ce grand moment de sport.
(Agathe, Cécile, Séverine, Alex, Babou, Joff, Morgan, Renaud, Stef, Stéfan, Romain et tintin)
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Mardi 15 avril 2008
Suite aux déclarations du président du CNOSF, je suis évidemment déçu, d’autant plus que je suis à l’initiative de ce projet.
Je voudrais tout d’abord préciser que le badge n’est pas le badge français de l’équipe de France pour la cérémonie d’ouverture, mais un projet qui se veut mondial et ce, pour toute la durée des Jeux et pendant les compétitions.
De plus, même si le projet est né suite aux événements du Tibet, il ne doit pas y avoir d’amalgame. Le badge remis en cause prône directement les principes fondamentaux de l’olympisme et reprend un passage de la charte : Le but du Mouvement olympique est de contribuer à la construction d’un monde meilleur et pacifique […].Ce message se veut universel, il ne sert pas une cause en particulier, et de ce fait, il ne peut aller à l’encontre de la charte.

Il me semble indispensable de souligner le principe fondamental 2 : « Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. »
Le terme « dignité humaine » est d’une importance majeure car il est aussi employé à plusieurs reprises dans la déclaration universelle des droits de l’homme.
Notamment :
Préambule : «Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, »
Article premier : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. »
Article 23 : 3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine […]
 
Il ne faut donc pas perdre de vue les buts de l’Olympisme et ses valeurs fondamentales. C’est même de notre devoir d’athlète de remettre ces principes au centre des Jeux Olympiques. Ces valeurs ne doivent pas être oubliées, les Jeux Olympiques ne sont pas une compétition comme les autres.
Le président du CIO a déclaré « les athlètes auront les Jeux Olympiques qu’ils méritent ». Nous méritons des Jeux humains.

La Commission des Athlètes de Haut Niveau présidée par David Douillet travaille sur ce projet et continue à le développer.

Romain
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Vendredi 11 avril 2008
1. L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels.

2. Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine.

3. Le Mouvement olympique est l’action concertée, organisée, universelle et permanente, exercée sous l’autorité suprême du CIO, de tous les individus et entités inspirés par les valeurs de l’Olympisme. Elle s’étend aux cinq continents. Elle atteint son point culminant lors du rassemblement des athlètes du monde au grand festival du sport que sont les Jeux Olympiques. Son symbole est constitué de cinq anneaux entrelacés.

4. La pratique du sport est un droit de l’homme. Chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d’aucune sorte et dans l’esprit olympique, qui exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play. L’organisation, l’administration et la gestion du sport doivent être contrôlées par des organisations sportives indépendantes.

5. Toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au Mouvement olympique. 6. L’appartenance au Mouvement olympique exige le respect de la Charte olympique et la reconnaissance par le CIO.

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Jeudi 10 avril 2008

Mettre le CIO devant ses responsabilités

Sylvain COULLON - lundi 07 avril 2008 - 17h00, coach365

Initiateur du projet de badge siglé « Pour un monde meilleur », Romain Mesnil défend ce signe distinctif que le CIO se doit d’accepter pour montrer qu’il « tient encore aux valeurs fondamentales qui font des JO une épreuve pas comme les autres ».


Romain Mesnil, comment réagissez-vous aux incidents qui ont eu lieu lors du passage de la flamme à Paris ?
On le craignait. C’est dommage que cela se passe comme ça et qu’on médiatise ces incidents plutôt que les valeurs de l’Olympisme. En même temps, je comprends que des gens aient besoin de manifester.

 Vous avez personnellement opté pour des moyens plus pacifiques avec la création d’un badge siglé « Pour un monde meilleur ». Comment est née cette idée ?
C’est parti de la première tentative de ruban. J’ai appelé le CNOSF pour voir ce qu’on pouvait vraiment faire. La commission des athlètes s’est réunie et a retenu mon projet. Au départ, ils voulaient juste mettre les anneaux olympiques sur un badge, ce que je trouvais complètement insignifiant. Au fil des conversations, on est tombé d’accord sur les anneaux accompagnés d’un message fort, le but étant que le CIO ne puisse pas refuser notre proposition. Si c’était le cas, il réfuterait les fondements de l’Olympisme. Le slogan « Pour un monde meilleur » fait d’ailleurs partie de la charte.

Ce message n’est-il pas trop consensuel pour frapper les esprits ?
Il y a effectivement eu des critiques. Mais on ne peut pas demander aux athlètes de porter un badge avec écrit : « Respect des droits de l’homme ». Car çà le CIO le prendrait comme un infraction à la charte olympique… Il faut donc être plus intelligent que ça et passer outre. L’important, c’est le fond du message et qu’il y ait vraiment un signe distinctif. Pour l’instant, ce n’est qu’un prototype qui ne me convient pas tout à fait. Le message doit être écrit beaucoup plus gros et en différentes langues, c’est-à-dire anglais et chinois.

« On s’en remet aux politiques »

Quelles sont les prochaines étapes ?
Personnellement, je discute avec la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Le but est clairement que tous les athlètes le portent aux JO. J’ai mis le projet sur les rails et c’est désormais au CNOSF de discuter avec les autres comités, avec le CIO et de s’occuper de la logistique. Je vais quand même garder un œil en tant qu’initiateur parce que j’ai envie d’être fier de porter ce badge.

A plus long terme, l’objectif est également d’entraîner une réflexion plus large sur l’attribution des Jeux olympiques…
Le CIO va effectivement devoir se remettre en question par rapport à ça après les Jeux. Nous, athlètes, essayons de lui tendre la main pour que l’esprit olympique ne se perde pas. Mais on le met aussi devant leurs responsabilités. Et s’il accepte, c’est le signe qu’il tient encore à ces valeurs fondamentales qui font des JO une épreuve pas comme les autres.

Ne craignez-vous pas qu’on oublie tous ces événements dès la fin des Jeux ?
On passe toujours d’une chose à une autre. Les medias fonctionnent comme ça. D’autres gros problèmes sont aujourd’hui occultés par ce qui se passe en Chine. Tout ce qu’on entend est filtré. En revanche, j’espère qu’un travail en profondeur va être effectué au niveau politique pour qu’il y ait des progrès. On s’en remet à eux, avant et après. Le rôle des sportifs s’arrête à la mise en avant de ces problèmes.

Sur le plan personnel, où en êtes-vous ?
La préparation continue et m’a vraiment servi de défouloir par rapport à mes différentes sollicitations extérieures. Ça m’a fait beaucoup de bien.

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Samedi 5 avril 2008

Si le CIO donne sont accord, les badges ou stickers  portés par les athlètes pendant toute la durée des Jeux auront le message suivant inscrit: "POUR UN MONDE MEILLEUR" suivi des anneaux olympiques.

Le terme "un monde meilleur" est extrait de la charte elle meme:
"Le but du Mouvement olympique est de contribuer à la construction d’un monde meilleur et pacifique en éduquant la jeunesse par le biais d’une pratique sportive en accord avec l’Olympisme et ses valeurs." (p13)

Voici mon discours lors de la conférence:

"Les Jeux Olympiques sont peut être une des plus belles inventions  de l’homme,  et je suis persuadé que les principes fondamentaux de la charte olympique sont les plus belles valeurs que le sport ait apporté à l’homme.

Cette année, nous célébrons le mouvement olympique dans un pays dont le gouvernement ne respecte pas suffisamment ces principes. Pendant cette fête de l’olympisme,  ce sera aussi à nous, athlètes, de prôner ces valeurs. Nous devons redonner aux anneaux Olympiques leur sens originel.  Le message que nous désirons porter s’adresse à tous et à tous les pays.

Je suis fier, car durant ces 15 derniers je me suis battu, nous nous sommes battus. Mais surtout nous nous sommes concertés afin que   par ce message, venant de notre initiative, les valeurs de l’olympisme puissent être au centre de ces 29èmes Olympiades.

 Nous faisons maintenant une demande auprès du CIO pour que les athlètes du monde entier puissent porter cet écusson et j’espère  fermement que celui-ci pourra accompagner l’histoire de l’Olympisme."

Romain
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Mardi 1 avril 2008

 


COMMUNIQUE:

Comme la plus part de ses pairs, Romain Mesnil, en tant que Président du Syndicat des Athlètes Français désirait montrer que les sportifs avaient une conscience civique et humaine et qu'ils ne pouvaient fermer les yeux devant le manque de progrès de la Chine vis à vis du respect des Droits de l'Homme.


Il s’implique depuis plusieurs semaines pour que les athlètes puissent porter pendant toute la durée des Jeux un signe qui montrerait leur attachement aux valeurs de l'Olympisme et au respect des Droits de l'Homme. Le port d'un ruban vert a été proposé dans ce sens mais considéré comme un signe distinctif à connotation politique, il serait alors en infraction avec la charte olympique.


En concertation avec la Commission des Athlètes du CNOSF, il a été trouvé un compromis recevable par le CIO. Un badge spécifique pourrait bien être porté par les athlètes du monde entier.

Afin d’obtenir cet accord, Romain, via la Commission des Athlètes du CNOSF, va adresser une lettre au CIO, signée par de nombreux athlètes français toutes disciplines confondues. Cette initiative a le soutien de la FNASS (Fédération Nationale des Associations et Syndicats de Sportifs: Football, Handball, Basketball, Rugby, Athlétisme), de la FFA (Fédération Française d’Athlétisme) et du CNOSF.

Romain Mesnil rappelle que le but est que les athlètes puissent mettre au centre de l’Olympisme ces valeurs qui leur sont chères, et définies dans les principes fondamentaux de la Charte Olympique.

Romain remet maintenant le projet entre les mains de la Commission des Athlètes du CNOSF afin de pouvoir désormais se consacrer à 100% à sa préparation sportive en vue des Jeux.

Cette Commission donnera une conférence de presse officielle ce vendredi à Paris, afin de dévoiler le badge qui a été choisi et qui va être proposé au CIO (heure et lieu n’ont pas encore été décidés).
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Vendredi 28 mars 2008


Sophie DANGER - jeudi 27 mars 2008 - 17h50

Les récents massacres opérés par le gouvernement chinois au Tibet ont conduit Romain Mesnil à prendre position. Le perchiste bordelais a lancé l’idée de porter un ruban vert en signe d’attachement aux droits de l’homme.

pour Coach365.fr



Romain, vous êtes le premier athlète à vraiment avoir pris position concernant la tenue des Jeux Olympiques en Chine. Pouvez-vous nous expliquer quel est le cheminement qui vous a conduit à proposer de porter un ruban vert durant l’évènement ?
Je n’avais pas vu alors d’images de ce qui se passait au Tibet car j’étais à tout  autre chose. Et puis, le jour de la naissance de Titouan (Ndlr : son deuxième enfant), j’ai reçu un appel de la radio RTL qui m’a demandé mon avis sur le sujet. J’étais en train de marcher vers l’école pour aller chercher Sohan (Ndlr : son premier enfant), j’avais un peu de temps, et je leur ai dit OK. Je savais ce qui se passait là-bas mais je n’avais pas vraiment réfléchi à cela. J’ai essayé de donner mon avis. Il est en quelque sorte  sorti de mes tripes. Et Petit à petit, cela  a cheminé dans mon esprit et j’ai commencé à y penser un peu plus. J’ai voulu monter au créneau rapidement afin de montrer la prise de position d’un sportif,  parce que mon avis est tranché, et que je pouvais me permettre de l’argumenter.
L’information a été relayée dans tous les médias, nationaux et étrangers. Avez-vous eu des retours de sportifs ?
Je n’ai pas eu de retour de l’étranger, mais j’ai eu des retours d’athlètes français. J’essaie de faire un peu le tour des sportifs afin de savoir s’ils sont intéressés  et s’ils veulent bien soutenir une initiative de ce type. Les athlètes que j’ai contactés  sont d’accord avec moi, en revanche, aucun ne veut prendre le risque d’être disqualifié pour les Jeux Olympiques. Il existe une charte olympique qu’il faut respecter, mais je voudrais malgré tout, faire avancer ce projet.

Il a été demandé aux sportifs de prendre une position tranchée sur le sujet et le boycott a souvent été évoqué. Pensez-vous qu’il soit normal que l’on demande à un athlète de renoncer à quatre ans d’efforts pour dénoncer l’attribution des Jeux à la Chine ?
Non, je ne le pense pas. L’athlète ne peut pas être  l’otage d’une décision qui n’est pas la sienne. C’est pour cela qu’on ne parle plus beaucoup du boycott pur,  . Toutes les prises de position que j’ai entendues jusqu’ici,   sont quasiment toutes contre. Tout le monde se rend compte qu’il est mieux d’aller à Pékin et de montrer, par un signe fort, son attachement aux droits de l’homme.
Vous sentez-vous néanmoins, en tant qu’athlète, investi d’une mission en vous rendant là-bas ?
Notre principale mission aux Jeux Olympiques est de pratiquer notre sport et d’essayer de gagner. Reste que les sportifs ont une conscience. On ne peut donc pas se rendre là-bas en faisant comme si de rien n’était. C’est pour cela que je propose cette initiative, sachant que, si on peut faire quelque chose en Chine, il faut le faire. Quoi qu’il en soit, une fois là-bas, je ne parlerai pas du tout des droits de l’homme. J’aimerai porter un signe comme ce ruban vert mais je serai complètement concentré sur la compétition , en faisant abstraction du reste. Mais il est possible, que me rendre à Pékin, sans manifester mon attachement aux droits de l’homme, me gênerait dans ma quête de performance.

Les athlètes n’ont aucune responsabilité sur le choix du pays hôte. En leur demandant de prendre une position ferme, on a l’impression que la responsabilité de ce choix leur incombe. Ne trouvez-vous pas cela disproportionné ?
Oui, c’est un peu disproportionné. Mais il ne faut pas  prendre les sportifs pour des pions. Nous sommes les acteurs de ces Jeux,nous avons une conscience, et nous ne pouvons  pas être mis à l’écart.

Peut-on penser que le CIO remette un jour en cause sa méthode d’attribution des Jeux Olympiques avec ce genre d’initiative ?
Il y a plusieurs personnes qui réfléchissent à une modification de la charte dans ce sens-là. Ce peut être un facteur….. Quand on relit les principes fondamentaux de la charte olympique, on s’aperçoit quelle n’est pas éloignée de la déclaration des droits de l’homme dans l’esprit général.
Allez-vous continuer dans cette voie ?
Au départ je me suis dit que je proposais une initiative afin de faire bouger les choses et que c’était déjà ça. Après réflexion, je me dis que c’est un projet qui peut avancer et j’ai envie de le mettre sur les rails. Par contre, à un moment donné, je dirai stop et je me concentrerai sur ma préparation. Pour l’instant, les échéances sont assez lointaines, je m’entraîne une seule fois par jour ce qui me laisse un peu de temps. Je me suis aperçu, tout au long de ma carrière, qu’il ne me suffisait pas de faire une seule chose à la fois. J’ai toujours besoin d’en faire plusieurs. C’est toujours délicat, mais c’est comme cela que je progresse . Ça m’occupe l’esprit en dehors de l’entraînement, ce qui me permet de ne pas penser qu’à la perche. C’est très important.

Avez-vous déjà réfléchi à la forme que cela va prendre ?
Il faudrait partir de l’idée et faire en sorte qu’il y ait une structure qui puisse s’occuper de cela . Pour le moment, l’idée est de coordonner les sportifs qui souhaitent faire partie d’un projet éventuel et essayer de le faire avancer. On nous demande notre avis mais les grandes instances nous mettent un peu à l’écart. Je pense que nous sommes des acteurs sur le terrain et nous devons  l’être également dans nos positions. Une action, à la fois des politiques, des médias et des sportifs est indispensable.

Pour finir, un petit mot sur l’entraînement ?
Il fait un temps exécrable en ce moment, il pleut et il fait froid. Je suis donc en semi-repos. Je m’entraîne mais c’est moins intensif….
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Vendredi 21 mars 2008
    Suite à la médiatisation tardive du non respect des droits de l'homme en Chine, je pense qu'une initiative de la part des sportifs aux Jeux Olympiques serait la bienvenue. Il serait intéressant que les sportifs qui le souhaitent, portent pendant toute la durée des jeux un ruban (vert, couleur de l'espoir) qui montrerai notre attachement au respect des droits de l'homme et ce, sans connotation politique.
    Ce Ruban rappellerai que le respect des droits de l'homme s'insèrent complètement dans l'esprit Olympique. Le but est que ce signe respecte la charte Olympique.

Merci de me donner votre avis,

Romain Mesnil
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Jeudi 20 mars 2008

Une interview décalée et haute en couleur!! par OPA team

 

 

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Jeudi 20 mars 2008


En pleine préparation physique depuis le début du mois, Romain Mesnil maintient sa fraîcheur mentale grâce à des « séances techniques plutôt sympas », où se mêlent travail et confrontation.

Propos receuilli par Sylvain COULLON pour Coach365

 

 

La préparation se poursuit
On fait toujours pas mal de séances de musculation et de courses. C’était assez dur mais on sait qu’il faut en passer par là. La lassitude se fait d’autant moins sentir qu’on a également fait quelques séances techniques plutôt sympas. A cause du mauvais temps, on a été obligé de s’entraîner en salle mercredi dernier (12 mars), où on a fait un concours avec dix mètres d’élan. Le but est de travailler sur l’adaptation pour esquiver la barre. Deux jours plus tard, on a fait un concours d’une heure et demi avec des perches limites pour franchir 5,10m. Avec si peu de marge, il fallait être extrêmement précis dans tout le saut pour passer.

Maintenir la motivation
Mon entraîneur Georges Martin aime bien qu’on se fasse des petits défis, avec des repères changeants. Et pas seulement au niveau de l’élan. On a par exemple récemment fait un concours où on n’avait pas le droit de prendre plus de 4 mètres de levier (hauteur de la main supérieur sur la perche), ce qui est très dur pour les grands. Les niveaux de chacun changent en fonction des jeux. Cela permet de travailler efficacement la technique tout en conservant l’esprit de compétition. Et comme ce n’est pas très fatigant, on peut effectuer énormément de sauts.

Saut extrême en interlude
On va sauter les 20 et 21 avril au lac de Bombanne, où l’on fait venir les media pour une petite démonstration d’ « extreme pole vault ». La première fois à la dune du Pyla, on avait seulement sauté dans le sable, sans rien autour. Là, on va essayer de faire plusieurs choses différentes. On va d’abord sauter dans une fausse au milieu du lac. Puis on fera ça en mettant une piste sur un ponton. Et en fonction des marées, on voudrait aussi passer au-dessus des vagues, sur l’océan. Les sensations sont différentes car on perd complètement les repères visuels habituels. Comme avec tout ce qui est nouveau, il y a toujours un peu d’appréhension et une petite notion de risque à maîtriser. Mais cela permet de faire quelque chose de nouveau, tout en travaillant les repères dans l’espace et se faisant un peu violence.

Stage d’élite à Monaco
Les meilleurs perchistes des groupes de Georges Martin et Gerald Beaudoin (entraîneur de Jérôme Clavier) se rassembleront du 25 avril au 2 mai à Monaco pour un stage axé surtout sur la technique. C’est toujours intéressant de changer un peu d’air, d’univers, avec une confrontation un peu différente. Même s’il n’y aura pas de surprise car on a l’habitude de se voir assez souvent.

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Samedi 15 mars 2008
Voici la finale en musique...

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Vendredi 14 mars 2008
Romain Mesnil : « Faire du sport, c’est apprendre à se connaître. Se doper, c’est se perdre. »

La Fédération Française d’Athlétisme a lancé en mars une vaste campagne de lutte et de prévention du dopage. Elle repose sur trois axes : la création d’un visuel fort, l’organisation de colloques avec des athlètes contrôlés positifs qui témoignent et la distribution de documents d’information aux jeunes licenciés. Romain Mesnil, vice-champion du Monde du saut à la perche en août dernier, porte un regard sans concessions sur les dangers du dopage. Interview.

Athle.com : La Fédération Française d’Athlétisme a lancé une vaste campagne de lutte et de prévention du dopage, appuyée par un visuel très fort (voir ci-dessous). Qu’en pensez-vous ?
Romain Mesnil : Ce visuel est pas mal. L’image est très frappante, on a l’impression que l’athlète est prisonnier. Mais je pense que réduire le dopage a la triche est réducteur. Pour moi, le dopage est avant tout une mise en danger du sportif. Car le plus grave, c’est que les sportifs dopés sont un peu les « cobayes » des laboratoires et des scientifiques qui les dopent. C’est très contradictoire quand on sait qu’une des premières bases du sport, c’est la santé et le dépassement de soi…

Les conséquences du dopage peuvent d’ailleurs être dramatiques…
Le dopage détruit le corps du sportif. Il peut même entraîner la mort. Quand des sportifs décèdent sur le coup sur un terrain de football, personne n’ose parler de dopage pour respecter la mémoire de la personne. Mais ça peut en être la conséquence.

La FFA a également décidé d’organiser des colloques où des athlètes contrôlés positifs témoigneront…
Faire de la prévention, c’est bien. Ces athlètes vont pouvoir raconter leur parcours, ce qui les a menés jusqu’au dopage. Mais il est important qu’ils disent la vérité. Il ne faut pas faire les choses à moitié, ils doivent faire preuve d’une réelle franchise.

Les jeunes licenciés de nos écoles d’athlétisme vont également être sensibilisés aux dangers du dopage. Quel discours faut-il leur tenir ?
Il faut donner à tous ces jeunes la bonne vision du sport. Quand on débute l’athlétisme, on doit avant tout penser à s’amuser. L’objectif, ce n’est pas de devenir champion du Monde. Le sport, c’est aussi progresser, quels que soient son niveau et ses qualités. Certains ont beaucoup de détente, d’autres ont un bon foncier. D’autres encore n’ont pas de points forts mais possèdent un super mental. Ce qui est intéressant, c’est d’apprendre à exploiter ses propres qualités pour voir ses limites.

Le dopage fausse complètement cette vision…
Oui, le dopage fausse complètement ces données. Quand on se dope, on ne recherche que la gloire et l’argent. On se ment à soi-même.

Le dopage est-il un sujet tabou entre athlètes ?
Non, on en discute pas mal entre nous. C’est un sujet qu’on aborde relativement facilement. Le problème, c’est que les athlètes en arrivent à se soupçonner très vite entre eux. C’est un phénomène qui se développe même en équipe de France.

La perche est une discipline très technique. Pensez-vous que votre épreuve soit plus épargnée que les autres par le dopage ?
Je crois à ça. Plus la discipline est technique, moins il y a de dopage. Ce qui ne signifie pas que notre discipline est à l’abri de ce fléau. Mais quand je vois la hauteur à laquelle j’arrive à sauter par rapport à mes performances en vitesse et en musculation, je me dis que la technique joue un rôle primordial. Je sais que je peux rivaliser avec les meilleurs en étant propre. C’est pour cette raison que je continue encore le saut à la perche à 30 ans. Sinon, j’aurais changé de sport depuis longtemps. J’ai choisi une phrase qui résume bien ma vision du dopage : Faire du sport, c’est apprendre à se connaître. Se doper, c’est se perdre.

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